Thailande – From Phuket to Chiang Mai

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Alors Romu ce petit retour sur Bangkok ?
Bah écoute, comme tu me le demandes…

Attends un peu, parce que là, y’a quand même 2-3 doss à rattraper, ça sent la tartine…
Te voilà prévenu – si j’ai le temps, je mets des balises pour que tu t’y retrouves ^^

Chapitre 1 – Fuck It in Phuket

Derniers jours sur Phuket.
J’arrivai de Koh Phangan (jusque là, tu dois suivre) et je devais m’arrêter au Best Stay Hostel.
Accueil sympa, la petite nana qui me reçois est bon public, je lui raconte mes dernières aventures à bord du night boat etc.
On rigole bien quoi.

Un mec est avec elle, a chiller. On discutaille pépère, le mec parle bien anglais, on peut approfondir les sujets, c’est cool.
Je pose le sac et je pars me balader pépère.
Phuket, c’est cool, je connais déjà bien – en proctologue averti, j’avais exploré le doss en profondeur la première fois – du coup, je suis juste là pour me la couler douce ^^

Mes 2 jours ici se sont bien passés, sauf ma dernière soirée / nuit.

Deux espèces de poufiasses – je dirai américaines ou australiennes… (mais bon, une poufiasse est une poufiasse, quelque soit sa nationalité ^^) ont tapé un scandale dans la piaule.

En gros, l’une de ces drama queens low cost à vu (où cru voir) des puces de lit dans son lit. Et elle a pas fait dans la discrétion cette poufiasse !

Et vas y que je gueule, que j’en fais des caisses… A l’entendre, la puce de lit, c’était Godzilla… « Elle m’a sucé tout mon sang ! » qu’elle gueule, cette poufiasse…

Ça, pour tremper devant Twilight au cinéma, y’a du monde, mais quand une bestiole vient t’emmerder, tu fais dans ta culotte… Poufiasse !!!

Et alors vas-y que je persiste à vouloir dormir dans mon lit (pourtant infesté jusqu’au ressort, selon elle) et donc, quand elle apercoit une autre bébête, elle repart pour une scène… Poufiasse !!!

Rien à foutre des gens autour – parce que c’est à croire que seul son lit est infesté… Nous, on est au moins 9 à l’étage du haut (de chaque lit superposé) et on essaie tous de dormir… Et c’est mission impossible avec c’est 2 poufiasses… Ca allume la lumières, ça gueule au lieu de murmurer au mieux, parler au pire… Poufiasses de poufiasses !!!

M’enfin, le lendemain, je devais changer d’hôtel, j’avais réservé le doss à l’avance, pour avoir une piaule pas chère.
Arrivé au Bee Hive, je m’enregistre, jusque là tout va bien.
La nana (où le mec d’ailleurs, pas bien cerné le genre de la personne…) me demande où j’étais avant de venir ici, je lui dit que j’étais au Best Stay et là, la personne me dit qu’elle ne peut pas m’accepter…

What ?!!!

Elle m’annonce que, suite au problème de puces de lit, le proprio ne veut pas prendre quelqu’un qui est passé par le Best Stay.

Donc là, je commence à chauffer, parce que bon, franchement, j’ai pas eu le moindre souci et on me parle comme si j’étais contagieux, quoi…

Alors oui, on me rembourse mes frais, mais sérieux, t’es quand même sacrément dans ma merde quand tu dois toper un hôtel à 15h…

J’étais déjà bien chaud – la température n’aidant pas… – t’imagines bien que ça ne m’a pas aidé à garder la tête froide…

J’ai incendié la nana (ou le mec).
Mais quand je dis « incendié », je veux dire carbonisé (oui parce que je ne suis pas que proctologue amateurs, je suis aussi pyromane à mes heures). Et en version multilingue, hein, histoire d’être sûr de me faire comprendre.

C’est la première fois de ma vie que j’insulte quelqu’un en anglais, comme un porc.
Je lui ai pas seulement dit d’aller se faire mettre, je lui ai conseillé d’y aller bien en profondeur, si tu vois ce que je veux dire… Poufiasse, elle aussi !!!

Le pire c’est que j’avais fait toutes les formalités pour me poser etc.
Si j’avais fermé ma gueule, je serai rentré sans que personne ne tique – comme l’ont probablement fait d’autres personnes.

Sérieux, on est en Thaïlande, tu marches sur une fourmi, tu chopes le sida…
C’est quoi la prochaine étape ? Un échantillon de selles pour être sûr que tu peux rentrer ?!…

C’est donc bien vénère que je suis sorti de là !
Je te raconte pas comment j’ai envoyé chier les taxis dans ma rue après ça.
Oué, faut pas trop me parler quand je suis au taquet…. Alors m’emmerder, c’est pas vraiment la chose à faire…. ^^

Je devais quand même checker les options.
En gros, il fallait un hôtel pour la nuit et apparemment, je devais compter 700 baths pour un taxi tôt le matin, pour me rendre à l’aéroport. Vol à 6h, ça voulait dire 4h sur place – aucun bus, ni moto taxi à cette heure…

Donc, tout calcul fait, je décide d’aller squatter l’aéroport pour la nuit.
Au pire, je dormirai en arrivant sur Bangkok, sans prise de tête.

Du coup, me voilà parti au terminal 2, pour choper la navette aéroport… Tu marches pas mal – sous le cagnard, toujours – pour te rendre là-bas, une misère…

Sur place, je m’arrête vite fait prendre un coca, j’en pouvais plus, il fallait que je me pose 5 minutes au frais, avant d’enchaîner.

A côté de moi, se pose un asiatique en habits traditionnels.
Le mec me tape la discute, dans un anglais approximatif.
Il vient de Malaisie et bosse dans un organisme de promotion de l’islam… Oué, ou s’arrête la promotion, ou commence la propagande, je ne cherche même pas à savoir ^^

(T’excite pas, c’est valable pour toutes les religions !)

Après les formalités d’usage, le mec dérive vite sur les classiques de la maison :

  • C’est quoi ta religion ?
  • Aucune.
  • Tu crois en Dieu ?
  • Non.
  • Pourquoi ?

Et là, on est parti pour un tour…
Toutes les métaphores du monde pour me convaincre que, même si on ne le voit pas, Dieu est partout… « L’oxygène, tu le vois pas et pourtant, tu crois en son existence… ».

J’ai fini par lui couper la parole, très poliment, hein.
Et je lui ai dit, texto :

Tu vois, c’est marrant, tu me demandes si je crois en Dieu. Je dis non. Toi, tu veux savoir pourquoi non… Moi, si je te demande si tu crois en Dieu, tu vas me dire oui. Je vais pas te demander pourquoi, mec ! Déjà, parce que je m’en fous, mais surtout, ça ne me regarde pas. Et surtout, y’a pas forcément de raison à tout !

Le mec était scié !
Je l’ai plus entendu jusqu’à ce que son bus n’arrive lol
C’était vraiment pas le jour – et encore, note que je n’ai pas ponctué mon laïus du « poufiasse » en promotion ce jour-là ^^

Avec tout ça, j’ai même pas checker la navette.
Je passe me renseigner à l’accueil et on me dit que la navette ne passes qu’au terminal 1… Super !!!

Il fait donc que je retraverse la ville… Poufiasse !!! (Oué, j’avoue, elle ne le méritait pas, mais c’est parti tout seul…^^)

Me voilà donc parti pour une bonne heure et demie de marche jusqu’au terminal 1.
Une vraie punition !

En descendant du terminal 2, je m’engage sue le trottoir et un scooter s’arrête à ma hauteur.
C’est le mec que j’ai rencontré 2 joues plus tôt, à l’accueil du Best Stay Hostel !!!

Il me demande où je vais.
Je lui explique le doss (plus rapidement qu’à toi, ça va sans dire lol) et il m’invite à grimper derrière lui.
Il redescend en ville, mais ma dit qu’il n’avait que ça a faire et que donc, il me déposerait au terminal 1. Poufiasse !!!… Ah non, pas lui… Lui ça va. Copain !!! ^^

On arrive en 2-2 au terminal, il checke même la chef de gare pour savoir quand part la navette. J’ai 10 minutes devant moi, nickel !
Le temps de le remercier et je me suis posé à l’arrière du bus, avec les autres touristes, direction l’aéroport.

Et alors Phuket, c’est la foire h24.
Y’a du monde partout, tout le temps.
Mais à l’heure de pointe, on bat des records !

On a mis plus de 2 heures à remonter les 31 bornes jusqu’à l’aéroport !
Une folie !!!

Pour moi, ça allait encore, mon vol, c’était le lendemain lol (enfin, j’avais 9 heures devant moi quoi ^^), mais j’en voyais dans le bus qui changeaient de couleur.
Les pauvres – c’est sir que si t’as prévu seulement tes 2 heures d’avance pour ton vol, c’est dead !

Enfin à l’aéroport, j’avais un rendez-vous téléphonique avec les copains restés en France.
Le petit coup de fil aux collègues qui fait du bien – rattrapage des dossiers en cours pendant une bonne demie-heure :)

Dîner au Burger King et squat au terminal des vols domestiques pendant genre 7 heures – à consommer du Netflix et à me mettre des débats de Gérard pour passer le temps.

Le mec allongé sur les sièges, devant moi, est louche de ouf.
Un asiatique un peu épais scotché à don iPhone. Je sais pas férié qu’il regarde, mais le mec se caresse salement l’entrejambe…

A un moment, je me lève pour me dégourdir la rondelle, le mec se redresse et se penche légèrement pour lâcher une de ces caisses…
Mais t’es sérieux !!!???
Le mec est juste sale, quoi…

M’enfin quelques heures plus tard, je suis dans l’avion, direction Bangkok – 1h30 de vol je crois, pendant laquelle je somnole suffisamment pour ne pas voir le temps passer.

Chapitre 2 – Back in Bangkok

J’arrive donc sur la capitale à 7h50 je crois.
Il est un peu plus de 8h quand j’attrape la navette qui descend dans le centre.

Même punition, même tarif: des bouchons en veux-tu en voilà. C’est juste ouf le temps qu’on perd dans ces navettes…

J’arrive au Old Town vers 10h, le check-in n’est qu’à 13h.
Peu importe, je pose le sac et je pars en balade. J’ai eu le temps d’enfiler un petit dej dans la navette, j’ai donc du temps avant d’aller miamer.

Je décide de me rendre à Chamburi Square, un mall que je connais bien maintenant, qui se trouve à une bonne quarantaine de minutes de marche, depuis l’hôtel.

C’est nickel, j’y arrive presque vers midi, juste le temps de flâner dans les galeries et de descendre au food court.

Après manger, je décide d’aller au terminal de bus de Mo Chit, pour toper mon billet dans le bus de nuit pour Chiang Mai.

Ce terminal, c’est un bordel sans nom, mais bon, j’ai mon billet en poche, tout roule !

Je repasse à l’hôtel, bien crevé – la nuit blanche à l’aéroport doit y être pour beaucoup lol – me poser, prendre une douche et je repars.

Soirée pépère dans les rues de Bangkok sud, miam au Subway, retour le long de la rivière.
J’ai plutôt bien dormi, bien au frais lol, la climatisation de la piaule est un poil glaciale, mais on ne se plaint pas ^^

Le lendemain, je suis parti en direction de Siam, en essayant de retrouver le chemin que j’empruntais il y a 4 ans – et qui m’amenait jusqu’au Tesco Lotus pour manger ^^

Je me suis débrouillé comme un chef, mes souvenirs étaient encore frais.
Et alors, la surprise du chef, j’ai croisé des tags à moi le long du chemin !!
Les trucs sont toujours là, lisibles, après 4 ans !!! Alors que bon, on est dans un des quartiers les plus populaires de Bangkok !

Trop content de voir que mes petites sessions de l’époque ont laissés des traces :)

Arrivé au Tesco, je pète la dalle.
Je me fait un petit plaisir, je mange au Hachiban Ramen (resto japonais), ou je commande mon bol de nouilles et des gyoza – miam de malade ! Et puis le set avec le coca est à 150 baths ^^

J’ai fait ma petite balade digestive jusqu’à Lumphini, histoire de me poser à l’ombre et lire le petit roman que j’ai topé à l’hôtel.

Je lis Dans les bois, d’Harlan Coben.
C’est pas mal du tout ma foi – l’écriture est sympa et l’histoire est coolos !

Je suis rentré pépère, même rituel que la veille et départ pour dîner du côté sud-ouest.
Sur le chemin, j’ai profité des festivités de la Design Week – tout un tas de petits trucs à voir tout le long de la Phraya River, et de nuit, ça en jette – t’as dû voir les tophs passer !

Plat thai au Tesco Lotus et glace au McDo, je me suis bien mis encore ^^

Mort de rire, au McDo, ils font un set spécial One Piece (et c’est même pas le happy meal !). Je demande si on peut acheter le jouet sans le set et c’est le drame.

La nana au comptoir ne comprend qu’un mot sur 3. Son voisin de collègue, n’en pigé qu’un sur 5. Ils finissent par appeler une amie en cuisine (même pas un 50-50 ou le choix du public)(ringarde la référence au Maillon Faible, non ?!) qui déboule avec LE manager…

Les gens autour hallucinent – et je crois que personne ne comprend ce qui se passe lol
Mais bon, c’est plutôt la rigolade, je finis par me faire comprendre, mais le doss n’est pas envisageable – il fait absolument commander le set… Tout ça, pour ça ^^

Au retour à l’hôtel, j’suis dead.
Je me fais une petite session Netflix / Instagram dans l’espace commun, mais c’est apocalypse, une famille de chinois, qui ne s’exprime qu’en hurlant, empêche quiconque de chiller pépère…

Je serai plus au calme – et plus au frais – dans ma piaule, il est donc temps d’aller se pieuter !

Pour mes dernières heures sur Bangkok, j’ai décidé de ne rien faire.
J’ai juste pris le temps d’aller voir les petits spots Design Week de jour, c’était sympa.
J’ai même pu me caler un court métrage dans un ciné improvisé (au frais ^^) et une session rooftop sous le cagnard :)

Chapitre 3 – Bus de nuit pour Chiang Mai

Mon bus pour Chiang Mai était à 18h30 hier.
Ça a plutôt bien roulé cette nuit mais alors, si niveau confort tout est OK, la prestation laisse à désirer niveau gestion du temps.

On part à 18h30. On roule. Ils éteignent la lumière et passent un film. A la fin du film, rien. A minuit, pause miam. WTF ?!!!

Et alors, vas-y que je te réveille toutes lumières à fond – sérieux, j’ai cru à un interrogatoire surprise de la gestapo locale !

On repart 20 minutes après. Et à une heure de Chiang Mai, rebelotte, lumières à fond !
Aucune pitié pour les dormeurs… :(

Arrivée au terminal un peu avant 5h, je suis bien sonné – j’enfile un micro déjeuner (j’ai besoin de préciser ce que c’est, ou ça va ?!).
J’attends 7h pour partir, déjà qu’il fasse jour et surtout qu’il soit à peu près 8h pour déposer le sac à l’hostel ^^

Petit tour dans Chiang Mai pour me dégourdir les beuj.
Jsuis content de voir que je m’y retrouve à peu près bien.

Arrêt à l’Amazon Café pour recharger phone (qui était en pleine agonie en arrivant sur CM) – le temps de lire quelques chapitres, en savourant un brownie et un latte frappé lol

Je fais même un saut au Maya, un mall dans lequel j’avais fait un saut à l’époque, avec Sam.

Petit film à 3€, histoire de rester dans la mood.
Je me suis fait Escape Room.
C’est pas mal. C’est pas le film de l’année, mais c’est distrayant ^^

Voilà pour mes derniers doss.
Là, je me suis posé à la guesthouse pour vous raconter tout ça, avec le ventilateur dans la trombine.

Il est 17:10, le temps d’aller me balader avant le dîner.