Mexique – Guanajuato

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Ok, bien arrivé à Guanajuato !

Bon, j’ai pas mis beaucoup de news ces derniers jours, c’était un peu la foire…
Je sais plus où je me suis arrêté, je crois que j’étais encore à Tulum (en tout cas, la dernière fois que j’ai publié des tophs, c’était dans ce coin là) et j’étais parti pour remonter la côte jusqu’à Cancún – où je devais prendre mon avion pour Mexico, pour ma dernière semaine à l’ouest.

Alors pour le coup, j’ai passé une journée à me palucher sur Playa Del Carmen et une autre journée à mastiquer (oui oui, en un seul mot, qu’est-ce que tu vas chercher ?! ^^) sur Cancún.

Y’a vraiment rien à faire dans ces 2 spots… C’en est affligeant, surtout quand on voit le nombre de touristes qui s’y arrêtent.
Pour te dire, le dernier jour, j’ai voulu laisser une chance à Cancún, en longeant la côte au nord – en espérant tomber sur une plage pépère, des friches sauvages, même un vieux marais, osef… Bah non !

Y’a rien. Nada. Enfin, c’est pas tout à fait vrai. A quelques bornes du centre, on peut jouir d’un bout de plage de 100 mètres – et je suis généreux – bien serrés entre une eau pas très clean et la route. Le rêve mexicain est vraiment vendu au rabais…

A part ça, la côte est privatisée par des restos minables, des resorts affreux et les terminaux des compagnies de ferrys qui proposent des AR pour Isla de Mujeres à des prix exorbitants. Et entre tous ces pièges à touristes, t’as pas un centimètre d’ouverture pour espérer apercevoir un grain de sable, une goutte d’eau etc.

Bref, si jamais tu souhaites aller au Mexique, je te conseillerai d’esquiver ces 2 spots et de ne consacrer que 2 jours à Tulum.

J’étais donc très content de me barrer de Cancún.
J’avais réservé un billet d’avion la semaine précédente, aller pour Mexico à 70€ sur lastminute, départ samedi matin, 10h, arrivée midi. Et là, ma descente aux enfers commence…

Mon avion était annoncé à l’heure, terminal 2.
On me demande de m’y rendre 1 heure avant, normal, c’est un vol interne. Jusque-là, tout va bien.
Je me lève tôt, je tope un bus pour l’aéroport, j’arrive pile une heure avant au terminal 2 et… Je vois que mon avion est annoncé à 9h36, sur le panneau d’affichage… Et au terminal 4 !!!

Je me rencarde, pour être sûr. « C’est au terminal 4 », me confirme un mec de la sécurité… Super !

Donc là, il est 9h15, je sors et j’attends la navette de l’aéroport qui est annoncée pour 9h30… Super !!

Je me fais, bien évidemment, harceler par un taxi – mais le mec est chaud, on frise la menace quand je l’envoie chier… Parce que bon, je ne me fais pas d’illusion, 15 minutes pour me rendre terminal 4 (qui est à perpet’), m’enregistrer et déposer mon bagage, ça me semble impossible. J’ai loupé mon vol, je vais pas non plus céder au chantage du taxi qui tente de me soutirer 20 dollars pour la course – et puis surtout, j’aime pas du tout la gueule du mec, pas du tout envie de lui filer le moindre peso !

Bref, la navette finit par arriver. Comme c’est une journée de merde – oué, j’ai le pif pour les reconnaître ^^ – la navette passe forcément par les terminaux 1 et 3 avant d’arriver au terminal 4… Super !!!

On arrive donc à 9h45 à destination.
Pas de surprise, on m’annonce que le vol est sur le point de partir… Super !!!!

Alors j’ai sûrement l’air d’écrire ça de manière détendue, mais le nombre de points d’exclamation augmente autant que ma tachycardie – j’ai la veine du front qui danse le mia, le sang monte mais ne redescend pas.
Quand le mec m’annonce que je dois racheter un billet, je lâche un « Mais vas te faire enculer, putain ! » qui semble ne pas avoir besoin de sous-titres…

Je sors du terminal, il fait un me chaleur dehors et y’a pas un pète d’ombre où aller se calmer…
Je suis vénère, mais alors de ouf ! Même la choupie petite nana de l’aéroport, qui me dit bonjour, prend un « J’t’emmerde ! » à la MC Jean Gabin (la pauvre…).

Ce qui me vénère, c’est pas tant la thune foutue en l’air (même si, forcément, en pince qui se respecte, j’ai voulu me flinguer direct !), c’est surtout le temps perdu.
J’avais décider de prendre l’avion parce que, comparativement avec le bus, la différence de tarif n’est pas énorme, surtout quand on la rapporte à l’économie de temps réalisée !

Et puis j’avais tout prévu, réserver l’hostel à Guanajuato et checker les bus en partance de Mexico.
C’était calibré au millimètre près, je pouvais toper un bus à 14h, être sur Guanajuato vers 18h et me poser avant d’attaquer le lendemain. Et là, tout tombait à l’eau.

Mais bon, il faut bien avancer. Je me résignais à prendre le bus – persuadé qu’un autre vol me coûterait un bras – genre 24 heures de trajet, arriver vers midi le dimanche et faire une croix sur ma première nuit et sur ma visite de Guanajuato, pour filer jusqu’à Guadalajara le lundi… Un bordel quoi…

Par acquis de conscience, je regarde sur lastminute et je tombe sur un vol à 80€ pour Mexico… Super !!!!!

Départ de Cancún à 17h, arrivée à Mexico un peu avant 20h… Je check les bus et je vois que le dernier pour Guanajuato est à minuit, arrivée à 5h. C’est gérable ! Zéro tergiversation, je tope le tout et j’attends 17h en larvant à l’aéroport – décompression totale au Starbucks, devant un latte et un muffin banane :)

Bon, tout calcul fait, ça fait 150€ l’avion pour faire Cancún – Mexico, mais bon, vu ce que j’ai lâché pour venir ici, ça va, je suis encore large sur les économies :)

Le vol s’est bien passé. Je débarque et je tope un métro pour le terminal Norte.

Pétard, le métro mexicain, il est glauque !
C’est le RER B plongé dans la pénombre (seules 2 ampoules fonctionnent dans la voiture où je suis… Ambiance) et puis alors, à chaque station, y’a des vendeurs à la sauvette, des mendiants et des « artistes de rue » qui viennent te taper de la thune…

Sérieux, on n’est qu’en début de soirée, mais le doss fait peur.
Visiblement, ici comme au Japon, des voitures sont réservées aux femmes – rien d’étonnant quand on voit les mecs en chiens qui traînent partout…
Vraiment, le métro, le soir, je déconseille vivement !

Le terminal est énorme. Première étape : manger !
Je tope une pizza chez Domino’s et je m’enjaille la race comme pas permis.
L’attente est longue par contre. J’ai les yeux qui piquent et j’ai énormément de mal à rester éveillé – heureusement que les badauds qui traînent me tapent régulièrement dans les pattes, pour me remettre sur les rails.

Je suis soulagé de voir mon bus arriver.
On est pas beaucoup à l’intérieur, je me suis calé tout au fond, un siège sans voisin, pour être pépère :)

Primera Plus (c’est la compagnie de bus), c’est le grand luxe, sérieux !
Tout le monde à sa tablette interactive (t’es pas obligé de subir les goûts du chauffeur) et un casque audio, pour laisser les gens dormir dans le silence du moteur et des passages de vitesses ^^

Non, franchement, c’est top ! Mon siège s’allonge, c’est presque un lit, j’ai de l’espace et je peux mettre mon phone à recharger…
J’ai réussi à dormir. Deux ou trois fois d’ailleurs, lol, pendant ces 5 heures de voyage.

Arrivé à Guanajuato, il est donc très très tôt et le terminal est fermé.
L’angoisse de devoir squatter dehors avec ce froid – bah oui, on est plus sur la côte Caraïbes, hein, ça caille un peu plus dans le centre du pays – mais non, on peut accéder à la salle d’attente externe de la compagnie.

Cool, je peux prendre mon petit déjeuner à la cool (pas au chaud, mais ça pourrait être pire ^^) et disposer du wifi.
Bim, Netflix and chill à la cool au terminal, en attendant 7h.

Deux heures après, donc, le soleil se lève. C’est le bon moment pour partir sur un trek !
En fait, il y a une route entre le terminal et mon hostel, avec une marche estimée à 3 heures.
J’ai le backpack, c’est galère, mais j’ai vu pire.

Quitte à me rendre à l’hostel pas trop tôt. Autant mettre ce temps à profit pour déjà visiter le coin.
Me voilà donc parti pour un délire de malade, à longer la route qui serpente entre les montagnes environnantes et à profiter de chaque ouverture pour partir dans la nature prendre des tophs etc.

Et c’est super chouette !
On est en pleine sierra, les couleurs se mélangent les unes les autres, c’est contrasté – on passe du vert, au lis-de-vin , en passant pas le jaune, le gris, c’est ouf !
Et puis le soleil se lève quoi. Toute la vallée s’éclaire à mesure que j’avance. Et puis il se met à crachiner – temps idéal pour un trek ! Ça ajoute encore des couleurs au ciel, la route s’assombrit et la ligne jaune qui sépare les 2 voies sature dans ce décor, c’est du bonheur !!

Les photos rendront forcément moins bien qu’à l’œil nu, mais franchement, c’était magnifique !

J’ai torché le truc en un moins de 2 heures – faut dire que j’ai coupé par la plaine, au lieu de passer par le tunnel, c’était ptet pas très légal, mais osef, c’était pour économiser du temps et surtout pour avoir une vue imprenable sur la vallée :)

Arrivé à l’hostel, je le rencarde sur le spot, je tope une carte et je trace vers le centre voir le best of Guanajuato.
C’est petit comme ville, mais comme c’est en montagne, on monte, on descend, on monte, on descend etc.
On en a vite plein les beujs – surtout quand on a fait son petit trek de bon matin avant de commencer la journée ^^ – mais c’est plutôt sympa.

Pas de backpackers ici. Des touristes, oui, mais on est sur un autre genre de clientèle que sur l’itinéraire type du séjour mexicain.

Vers midi, je m’arrête au mercado pour manger pas cher. Je tope un menu complet, de quoi bien me caler et je trace de l’autre côté de la ville (là où se trouve mon hostel), pour enchaîner un trek dans le canyon – repéré le matin en arrivant :)

Grosse claque !
Pétard, mais quelle vue on a, depuis là haut, c’est dingue !!
La montée était difficile, avec le cagnard et le terrain qui passe du sablonneux au rocheux, en passant par du stable, du mouvant, de la côte bien abrupte et du désert de cactus.

Une fois au sommet, laisse tomber, ça souffle de ouf – j’ai bien fait d’embarquer le kway et l’écharpe ^^
Mais quel kiff ! Y’a personne, c’est juste chouette. Toujours cette impression d’être seul au monde, d’être le premier à poser le pied sur cette terre, c’est top !

Et puis le doss est immense. Y’en a dans tout les sens, une usine à claques !
Peu importe où je regarde, il y a un truc qui m’intrigue, qui me fascine, qui m’attire. Je passe un temps infini a passer d’un endroit à un autre, en grimpant sans me soucier de rien. J’aurai ptet dû plus me soucier de la descente…

Parce que grimper, ça va vite, mais alors, quand faut descendre, c’est une autre paire de manches (cette expression de ieuv encore…).

Sérieux, j’ai bien cru que j’allais finir dans le ravin, à 2-3 endroits, franchement, j’en menais pas large.
Dans ces moments-là, on va pas se mentir, on est quasiment allonger sur la roche, a tâtonner des mains et des pieds pour trouver une prise qui convient – j’enchaîne les positions du kamasutra, un truc de malade, je ne descends pas la montagne, je lui fait l’amour ^^

Mais franchement, ça vaut le coup de se faire dessus 3 minutes. L’effort est top, la récompense est à la hauteur, on en prend autant dans les mirettes que dans les beujs, ça fait du bien !
Et puis bon, je n’avais qu’une journée sur Guanajuato, au final. Je suis bien content d’en avoir autant profiter.

Je risque de bien dormir cette nuit, en espérant qu’il ne fasse pas trop froid et demain, départ tôt pour Guadalajara pour 2 jours également. La suite en photos !