Mexique – Merida

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Arrivée à San Cristobal très tôt, jeudi matin, il est 6h du mat.

Le bus de nuit, comment dire… C’est la foire !

J’appréhendais l’accident, la panne, le bisa jacking même, mais en fait, le plus dur aura été l’impossibilité de fermer l’oeil…

Alors oui, on peut s’endormir, mais pas plus d’une heure édé. On est constamment emmerdé par un truc.
Quand c’est pas la connasse de derrière qui le connaît pas le mode vibreur, c’est un contrôle de douane, un mec qui va pisser ou un bébé qui chiale…

Bref, j’ai dû somnoler quelques grosses minutes mais pas plus.
La seule chose cool du trajet, c’est l’arrivée dans le Chiapas, au lever du soleil.

Grosse claque !
Le bus trace et embrasse la frontière avec le Guatemala. Passée Tuxtla Gutierrez la zone sud est posée dans une cuvette qui, à cette heure, est ensevelie sous une brume épaisse.

Du coup, le soleil se lève au-dessus de cette banquise cotonneuse, en teintant la nuit d’un jaune éclatant. La nature nous régale, c’est du bonheur !

A San Cristobal, le ciel est dégagé mais ça caille sa mère !
On en encore au milieu des montagnes, ça souffle moins que dans le centre, mais je suis content d’avoir pris l’écharpe et les gants ^^

En sortant le phone, je m’aperçois que je suis à court de batterie. Pas cool, sachant que je ne sais pas où se trouve mon hostel… Note pour plus tard : me faire une petite carte d’appoint ^^

Pas de prise électrique dans le terminal – terminal qui, soit dit en passant, est plus pourri que ceux que j’ai vu depuis mon arrivée – me voilà obligé de payer 10 pesos pour recharger le phone… Y’a vraiment pas de petites économies ici ^^

Une heure plus tard, le temps pour mon phone de reprendre des couleurs et j’ai pu décoller.

Trouver l’hostel fut très facile.
Il était encore tôt, j’allais donc juste déposer le sac pour me délester et partir me balader en attendant l’heure du check-in.

L’hostel s’appelle le 13 Cielos et ressemble plus à un squat qu’autre chose.
Ça sent la weed de ouf, le proprio a l’air grave chargé, laisse tomber comme ça annonce la couleur…

Parce que les 2-3 colocataires que je croisent semblent tout droit sorti d’un clip de Zaz…

Bref, le temps d’envoyer quelques tophs sur instagram, me voilà parti pour une balade dans San Cristobal.

Ça change énormément des villes précédentes. C’est plat, quasiment que des maisons de plein pieds très colorées et c’est plutôt sympa.

Ça monte des quatre coins du centre, quand on sort de la petite couronne.
Je garde les environs pour demain et je reste dans le centre aujourd’hui.

Apparemment, San Cristobal, c’est le rendez-vous des punks à chien.
A croire que tous les étrangers du coins, touristes ou expatriés sortent tous du même moule : sarouel, dreadlocks, poncho etc.
Et tout ce petit monde à l’air bien stone…

Je fini par me trouver un petit trail à faire, au nord de la ville. Une réserve écologique, avec un parcours en montagne de 2 bornes – un truc à la cool et au frais.

Pas de panorama de folie, on est en pleine forêt, mais de quoi bien se dégourdir les beujs après ces interminables heures de bus :)

Sur le chemin du retour, en avançant vers le centre – mais bien loin des touristes – je tope un resto sympa et pas cher.
Le proprio est très sympa et je fais apparemment bien marrer la jeune serveuse avec mon espagnol ridicule ^^

M’enfin, on m sert un plat du jour de folie, arrosé d’un demi-litre de Coca :)

Bien repu, je reprends la route, en passant par toutes les petites rues de San Cristobal et je tombe sur des escaliers, à l’est, qui montent sévèrement et mènent jusqu’à une église de folie.

Bonne séance de cardio lol, les cours de crossfit finissent par payer ^^

On ne croise que des bitniks ici – même les ieuvs portent un poncho.
Sérieux, ça fait de ma peine…

Et alors, vas y que je marche pieds nus dans la rue, parce que c’est ambiance cool roots-reggae-ragga, mec, peace and love… Alors qu’à 2 rues, des enfants traînent dans le caniveau, sans chaussures… Pfff

J’ai même croisé une nana de mon hostel, qui se baladait avec son keum.
Lui, le joggo qui lui tombe jusqu’aux mollets, on lui verrai presque les testicouilles (à quoi ça sert un slip, on se le demande…) et alors sa nana, c’est le doss de la journée !

Elle se trimballe en sweat-shirt. Avec seulement un sweat-shirt !
Le truc lui arrive au taille crayon et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle n’a pas froid la nana…
On lui voit pas que les sseufs à celle là, c’est abusé ! Mais c’est vrai que la culotte, c’est surfait…

Et ça pourrait presque passer si elle était bien etc. Mais la nana est sale, c’est juste hallucinant ! La douche aussi, ça doit être surfait…

Fin de journée à chiller dans la ville – en essayant d’esquiver les punks à chien qui vendent leurs pacotilles au milieu des touristes, ce, devant les locaux qui galèrent à refourguer leurs bibelots… Honteux !

M’enfin, le temps de toper un Sub et de retourner à l’hostel et je découvre mon compagnon de dortoir.

Je me disais que ça puait la merde, quelques rues avant d’arriver, bah… C’était lui !

Le mec pue, sérieux, c’est une infection ! Et easy ma gueule, le mec s’en balec !
Il dort complètement habillé (avec les chaussures et tout) avec des fringues dégueulasses qui pendues à son pieu…
Son sac de voyage, c’est un caddie de grand-mère sur lequel sèchent 2 vieilles chaussettes qui en ont vraiment trop vu.

Mais alors, une odeur !!! A gerber !
C’est pas comme si yavait la douche à côté, bordel !!!
(Douche que j’ai prise en arrivant, je précise – enfin de l’eau chaude, un bonheur !)

Bref ! Après un petit repas et un film, me voilà parti pour une nuit horrible en apnée.

Bizarrement, j’ai pas si mal dormi au final – l’odeur de mon coloc a dû agir comme un bon chloroforme ^^

Réveil pépère, petit dej et décollage pour les bas quartiers de San Cristobal.

La folie ! Franchement, un pur moment passé sur les hauteurs du pueblo, avec de tres belles choses à voir.

Une jolie église, rue Guadalupe.
Le doss est peint de blanc et d’or, et domine les favelas alentours.

J’ai passé quelques heures à me perdre dans ces favelas, un pur bonheur !
Qu’est-ce que j’aime traîner dans ce genre de coin. C’est pas le ghetto comme chez nous – malgré la pauvreté évidente des gens qui y vivent – c’est même tout le contraire, c’est vivant, coloré, calme.

Absolument pas craignos. Vraiment. Et puis c’est très très calme le matin, c’est très chouette. Grosse session photos, donc, sous un soleil de plomb et surtout sans touristes !

J’ai traîné d’un bord à l’autre de la ville et j’ai réussi à retrouver le resto de la veille, seulement grâce à mes souvenirs.
Très fier de moi !

Là, j’ai miamé et je chille à l’hostel avant de me rendre au terminal de bus.
J’ai 22 heures à tirer pour atteindre Merida, je vais en chier, mais bon, c’est le seul et dernier gros trajet du séjour.

Croisons les doigts ^^

[…]

Huhu, je suis en train d’attendre mon bus, au terminal et un couple de backpackers français se clashe devant moi… pour une histoire d’écouteurs, lol et ça finit par une petite hystérie.

« Mais je peux pas lire dans tes pensée !!! »… « Et puis t’as aucune patience ! »… Ambiance ^^

Chaque voyage est une occasion de plus de réaliser la chance que j’ai, de partir seul