Mexique – Oaxaca

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Posé devant une église de folie à Oaxaca, je chille en lisant du Stephen King, pendant qu’un mec joue de l’accordéon.

Il fait bon de ouf, j’ai été obligé de me poser à l’ombre, histoire de souffler un peu ^^

Mais c’est un vrai bonheur ici.
Fini le vent frais de Puebla, Oaxaca est pourtant encore bien dans les terres, mais il fait un temps magnifique !

Puebla, oui, j’en suis parti vers midi, la veille. Petit déjeuner express à la Casa et petite balade matinale dans le centre en attendant de trouver un collectivo pour me rendre au terminal ADO (situé bien au nord).

Le terminal est blindé de monde.
J’ai le choix de partir à 11h ou midi, avec une différence de 200 pesos. Va pour midi ^^

Il y a 5 heures de bus, pour aller de Puebla à Oaxaca. Cinq heures pendant lesquelles on traverse du désert, des champs et où le bus zigzague entre les montagnes.

Le décor est chouette – notamment à mi-chemin où on croise de véritables champs de cactus (les trucs sont gigantesques !) qui montent haut dans les montagnes.

Y’en a tellement que les montagnes noires qui découlent l’horizon sont hachurées de vert. C’est hallucinant !

Le bus doit traverser un pont (encore en travaux) à un moment. On est haut, très haut. La vue sur la sierra est dingue – ça donnerait bien envie de s’y arrêter pour faire un trek !

Il est 17h quand j’arrive à Oaxaca et 17h30, une fois à l’hostel.

La ville est plutôt bien fichue, la découpe des rues est très facile à retenir. Je n’ai pas grand chose à faire pour trouver mon hostel.

Arrivé sur place, je suis seul, lol.
La fille de la proprio sort de je-ne-sais-où et peut me renseigner. Elle finit par appeler sa mère, qui débarque en s’excusant, trop mignonne :)

Elle m’annonce direct que je serai tout seul, cette nuit, en m’accompagnant jusqu’au dortoir. Cool !
Et puis j’apprends que j’ai droit à une conso de bienvenue. Cool !

Me voilà à me taper ma petite pinte de bière fraîche à la cool – par cette chaleur, j’ai expédié le doss en 5 minutes ^^
… Ce qui n’était pas forcément une bonne chose, vu que je n’avais qu’un paquet de chips et des biscuits dans le bide (petit en-cas pris dans le bus).

J’étais donc en bonne petite mood, quand je suis descendu dans le centre, en fin de journée.

Oaxaca, c’est très sympa.
Les petites rues sont calmes, propres et les spots « touristiques » ne débordent pas de badauds.
Non, franchement, c’est très pépère.

Je me suis surpris à me dire, assez vite d’ailleurs, que j’aimerai bien me laisser vivre un peu ici…

J’ai bien chillé, à arpenter quasiment toutes les rues du centre ville, jusqu’au coucher du soleil.

Mais, après ces 5 cinq heures de bus et ces 3 heures de balade, j’étais un peu fané ^^

J’ai donc décidé de passer la soirée pépère à l’hostel.
Il fallait juste que je miame un truc avant.
Et là, c’est de drame !

Alors, je n’ai pas encore saisi tous les codes du Mexique, mais j’ai l’impression qu’ici, les gens petit-déjeunent tard, jusqu’à midi et déjeunent tard, jusqu’à 17h édé.

Le souci, c’est quand tu veux miamer normalement à midi (autre chose qu’un breakfast) et que tu cherches un resto traditionnel, le soir.

Impossible de trouver quelque chose d’ouvert à Oaxaca, le soir. En tout cas, rien de bon marché – seul les restos pour touristes blindés sont dispos. Et j’ai juste envie d’un truc simple, pas de découvrir la gastronomie mexicaine haute gamme.

Au détour d’une rue, je passe devant Domino’s. Il annoncent 89 pesos la zzap, du jamais vu ! Ça fait genre 3,5€ le doss…

Même en Australie, où c’était l’option la moins chère pour miamer, la zzap était à 5$. Là, j’avoue, on bat des records ^^

Après, c’est dans la mouvance locale : filer le gras et le sucré pour pas cher, histoire de bien t’accoutumer. Pas étonnant que l’IMC moyen pète les scores ici – parce que les gens sont quand même assez fat…

Bref, j’embarque ma zzap et je file me finir à l’hostel, devant un petit film :)

Nuit pépère, réveil tôt.
Pétard, on pèle !
Autant la journée à Oaxaca est des plus caliente, autant le soir et le matin ici, c’est frais ^^

Mauvaise surprise, en allant me laver les fesses : pas d’eau chaude à l’hostel !

Pour 5€ la nuit, j’imagine qu’il faut pas pousser lol, mais quand même, ça ne me semble pas être un haut niveau de confort…

Bref ! Je frise l’hypothermie, mais j’ai le zizi propre – tout du moins ce qu’il en reste… ^^

Petit dej à la zzap, normal :)
J’avais encore 3 parts à fumer, c’est le pas le petit déjeuner le plus diététique du monde, mais ça cale (et je déteste gaspiller).

J’avais réservé mon bus de nuit pour San Cristobal, la veille. Départ prévu à 19h, le temps de profiter de la journée sur Oaxaca.

Le temps de laisser mon sac à la réception et je suis parti trekker sur la montagne, au nord du bled.

Excelle trek ! Soleil de dingue, pas un brin de vent, ça tape, jsuis en sueur, c’est le bonheur :)

Et puis, pour changer, je suis tout seul la haut – enfin pas tout à fait, en 3 heures, j’ai bien dû croiser 3 personnes ^^

Retour en ville pour midi, bien fané.
Je suis trempé et j’ai une dalle de folie !

Impossible de trouver un resto qui ne serve pas de petit déjeuner, bien évidemment…

Il est midi bordel, j’ai pas envie de toast à la confiture, non d’une pipe à crack !

Je fini par tomber sur une petite nana, devant son resto, qui me confirme qu’ils ont un plat du jour.

Bim, je me pose !

Et là, gros doss : salade en entrée, une escalope de poulet énorme, accompagnée de salade, riz et spaghetti au guacamole, le tour arrosé de tumbo (voir le carnet de voyage en Bolivie pour savoir ce que c’est), pour SEULEMENT 45 pesos !!

À la fin du repas, je suis calé, le ventre prêt à exploser ! Et la petite serveuse m’amène une part de cake aux pommes, pour le dessert !!! Sérieux ?!!!

J’suis sorti du doss le bide plein, en pleurant ma mère ! J’ai lâché 50 pesos, soit 5 pesos de pourboire, pas grand chose pour ce festin !

Grosse balade digestive dans Oaxaca, pour reprendre mes esprits. J’ai tellement mangé que j’en titube presque ^^

Les gens doivent me voir déambuler comme un toxico en plein trip, mais j’suis bien, il fait bon, les rues sont calmes et il n’y a pas grand monde.

Je remonte les rues, bien à l’ombre.
La ville est chouette ! Oaxaca est plutôt blindé de touristes – et encore, je trouve ça assez calme – mais franchement, c’est très beau !

Et il fait un temps de folie !!! C’est juste la parfaite journée de vacances, à chiller sans avoir à se soucier de quoi que ce soit :)

Mon bus pour San Cristobal n’est qu’à 19h, ce soir.
J’ai laissé le sac à l’hostel, histoire d’être pépère et là, je chille tellement, que j’ai juste envie de ne rien faire…

Me voilà donc posé, à l’ombre d’une église, à lire mon roman, en attendant 17h :)

[…]

À 17h30, je suis parti pour le terminal de bus.

Départ à 19h édé. On est jamais vraiment à l’heure au Mexique.

Dehors, il fait nuit noire, c’est la pleine lune. Je doutais de pouvoir dans un bus de nuit, mais avec cette lune, j’en fus convaincu ^^

Sorti de la ville, on apercoit les gens qui marchent dans le noir, au bord de la route.

On passe les derniers bars à putes – leurs enseignes laissant peu de place à l’interprétation – et on est complètement plongé dans le noir.

Après Oaxaca, à quelques bornes, c’est le désert. Seule la lumière de la lune éclaire le ciel et permet de distinguer les montagnes alentours.

Au loin, les favelas transforment le décor en sapin de Noël, ça brille de partout, des étoiles blanches et oranges qui scintillent jusqu’à l’horizon. C’est chouette !

Et puis plus rien, juste la nuit et les phares des voitures qui tracent.

Ça roule vite, le chauffard – à ce niveau là, on ne parle plus de chauffeur – a le pied sur le champignon et est bien décidé à ne pas l’en enlever.

Sur le bas côté, les échoppes sont bâchées à l’arrache, mais on voit qu’il y a des gens dedans.

Et puis par ci par là, des gens sont regroupés devant une vendeuse de tacos ambulante.
On les apercoit difficilement, car il n’y a qu’une toute petite ampoule pour éclairer la minuscule cuisine.

Et puis la journée se fait sentir. J’ai les jambes qui s’allongent péniblement et je m’endors devant Jason Bourne – projeté dans le bus.

Quelques heures plus tard, entre 2 escales et des contrôles de douanes et de flics, j’arriverai à San Cristobal, mais ça, c’est une autre histoire…