Japon – Lac Mashu

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Pfiou, jsuis mort !

Alors, ce matin, j’ai pris le temps de bien me réveiller, de petit déjeuner et de chiller avant de partir ^^

A 10:24, mon train partait d’Abashiri pour Mashu.

Alors mon programme initial, c’était de descendre à Mashu pour prendre un train vers Minami-Teshikaga (à 10 minutes de Mashu) où se trouve ma guesthouse et revenir sur Mashu pour aller voir le lac.

C’était sans compter le bordel interplanétaire des trains de l’est Hokkaido…

En gros, jusqu’au centre de l’île, on est en territoire civilisé. Passé Asahikawa c’est, comment dire… La foire !

Y’a tellement peu de monde ici, locaux ou touristes, que les horaires des trains ont adaptés.

C’est donc 2 trains le matin, 3-4 trains le soir et entre les deux : que dalle !
Et quand je dis « que dalle » c’est genre, en arrivant à Mashu ce midi, le chef de gare m’annonce que le prochain train n’est qu’à 17:23…

Le « Woooookkkaaayyyy » (plus proche d’Arnet de Fun que de Jacquouille la Fripouille ^^) que j’ai lâché à dû s’entendre jusqu’à Tokyo lol, même la nana du guichet d’informations a sursauté :)

Mais sérieux quel bordel !

J’ai du improviser un truc vite fait du coup. Le lac de Mashu est annoncé à plus de 10 bornes mais bon, en ce dépêchant, ça doit pouvoir se tenter… Allez hop, vendu !

Alors, faut que je te dise, la gare de Mashu est minuscule.

Tellement petite qu’il n’y a même pas de bande enregistrée pour annoncer les trains, c’est un mec qui se pointe pour crier les correspondances lol

Tellement petite qu’il n’y a pas de casiers pour laisser ses affaires…
Heureusement, le mec de la gare me précise que je peux laisser mon sac direct à la gare moyennant 4€ – c’est le prix d’un casier ^^ – du coup, c’est impeccable.

Le temps de lui laisser mes affaires et de checker la map, je partais pour le lac Mashu !

Dix bornes ! Dix putain de bornes…

Alors normalement, y’a toujours de quoi se distraire sur la route, même dans mes treks urbains, je me débrouille toujours pour kiffer le décor etc.

Là, entre la ville et le lac, c’est juste une longue nationale. Mais longue, pétard, ça pique de ouf !!!

Et puis ça caille bordel.
Le soleil, le ciel est bleu, mais il fait -2 degrés, avec une (putain de saloperie de) brise (sa mère !!!) qui te claque le visage – une gifle de la mama mec, un truc de dingue !

J’ai les joues endolories rien que d’y repenser. Température ressentie de -1000 sur l’échelle de Catherine Laborde !

Et ce qui est vraiment stressant, c’est la timing.

Parce que bon, j’ai toujours une beuj qui coince – même si je peux gambader, ça tire quand même un chouille – et je ne dois pas louper le train de 17:23 (celui d’après étant à 20:51, on laisse tomber…).

Donc le projet, c’est de réussir à faire ces 20 bornes AR en moins de 5 heures… Et sur une jambe 3/4 ^^

J’ai speedé. De ouf même ! Et j’ai fini par arriver au lac dans les temps – je précise que le soleil commence à se planquer à 15:30 ici, en cette saison ; et je ne me voyais pas rentrer dans le noir sur cette nationale…

Alors j’ai pas beaucoup profité du spectacle à l’aller, trop occupé à gérer mon allure.

Mais en arrivant au sommet, quel bonheur. Une vraie récompense, sérieusement.

C’est chouette, c’est calme et vraiment impressionnant !

Le truc cocasse, c’est qu’une fois arrivé au spot, j’ai retrouvé les quelques personnes croisées dans la montée – eux en voiture, moi à pieds lol – ils ont tous tapé une hallu à me voir :)

En même temps, je comprends, y’a vraiment personne ici. Le peu d’étrangers qu’on croise sort de cars à touristes made in China. Du coup, avec ma dégaine de snowboarder au rabais, je dépareille un peu, en me baladant le long des routes, à la Bill Bixby ^^

Donc voilà, grosse claque là-haut.
Quelques tophs et 2-3 vidéos plus tard, je me suis pris un petit goûter sur place et il était temps de redescendre.

J’ai pris le temps d’apprécier la descente, la vallée, les montagnes et la forêt, c’était superbe avec ce coucher de soleil.

Du coup, j’étais à la gare de Mashu un peu avant 17h, à l’heure pour mon train, impeccable !

J’ai meme eu le temps de remonter la rivière par les berges, alors que la nuit tombait sur la ville. Magique !

Dix minutes de train plus tard, j’arrive sur Minami-Teshikaga.

Il fait aussi noir que froid et crois moi, on se les gèle comme pas permis…
C’est donc ambiance Blair Witch pour trouver ma guesthouse – qui se trouve être à juste 30 mètres de la gare.

Ah oui, la gare. C’est une cabane de bois, on dirait une vieille roulotte à l’abandon, ça fait de la peine… (J’essaierai de prendre une toph demain matin ^^)

La guesthouse est vide quand j’arrive… Normal.

Je t’ai pas dit mais Hokkaido, c’est pas LA destination la plus populaire de l’archipel.
Le peu de guesthouse qu’on trouve est fermé hors saison et le très peu d’entre elles qui sont ouvertes en ce moment sont tenues par des mecs qui cumulent les boulot.

Et vaut mieux avoir un revenu fixe, hein, quand tu es pas sûr de remplir l’agenda entre octobre et janvier… :(

Donc oui, beaucoup de proprios jonglent avec leur taf alimentaire et leur seconde occupassion (du lourd, ce jeu de mot).

Mais bon, quelques minutes d’attente plus tard – le temps de me mettre à l’aise, hein, j’en ai plus rien à foutre, je fais comme chez moi lol – le proprio est arrivé.

On a discuté un peu, c’était sympa.
Le spot est pas ouf mais ça fera l’affaire.
Je me suis glissé sous le kotatsu (tu prendras le temps d’aller sur Google, j’ai plus le temps ^^) et je vous envoie de ces pas ces quelques lignes !

Désolé pour la vidéo, le son est vraiment merdique… :(

Tu peux aussi essayer de lire sur mes lèvres gercées, si t’es motivé(e).

Demain, je vais descendre sur Kushiro, voir ce qu’il s’y passe, ce qui conclura mon séjour à l’est.

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