Japon – Otaru et Noboribetsu

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Mais c’est qu’on ne m’arrête plus… ^^

Bon, je ne vais pas faire semblant, je me suis posé devant le clavier que parce que j’ai fini mon tour plus tôt que prévu et que le prochain train est dans une heure lol

Donc hier soir, entre deux épisodes de The Newsroom (que je te conseille), j’ai pu faire quelques recherches et j’ai fini par trouver un plan B.

En fait, il y a 2 jours, quand j’étais sur Toya, j’avais prévu de passer à Noboribetsu, mais avec le temps de merde, je m’étais ravisé.

Non sans regret, tant le spot a l’air de déchirer, d’après Google :)

À Otaru, je suis un peu loin, mais en se démerdant bien, on peut faire le trajet en 2-2, en topant des trains rapides.

Coup de bol, il y avait un combo de 2 trains rapides Otaru-Sapporo et Sapporo-Noboribetsu avec départ à 10:00 et arrivée à 11:50. A la Jean-Marc Généreux : j’achète !!!

(D’autant que je peux acheter, hein, je paie pas le train ^^)

Donc voilà, après une bonne nuit de sommeil – la guesthouse où je suis est très bien : propre, assez calme, lit bien douillet, salles de bain OK, c’est top ! – je suis parti pour Noboribetsu.

En me réveillant ce matin, Otaru était couvert de neige. Génial !

La veille, il faisait plutôt doux et toute la neige avait fondu. On avait donc juste de la bouillasse jusqu’aux chevilles toute la journée. Pas top quoi.

Quel plaisir, ce matin, d’ouvrir les rideaux et de voir le décor recouvert de blanc et de pouvoir regarder la neige tomber en prenant le petit déjeuner :)

M’enfin, à 9:00, il fallait que je me sorte les doigts, si je ne voulais pas louper mon train.
Pas que la gare soit loin – je dirai 7-8 minutes, mais avec la neige et les plaques de verglas, t’es obligé de ralentir l’allure si tu veux rester sur tes 2 jambes ^^

Bref ! Arrivé à la gare, j’ai encore 15 minutes à attendre. Je tope un café et je passe vite fait au guichet toper mon ticket pour demain (destination Asahikawa).

Que les mecs sont serviables ici, franchement ! Sérieux le mec m’a réservé ma place et ma en plus imprimé mon itinéraire, histoire d’être sûr que je ne me trompe pas.

Tout est vraiment très pratique ici… Quand je pense au nombre de gens, en France, que je vois galérer à la seule lecture de leur billet de train ^^

Même des français, hein. Tout un tas de gens paumés, laissés à l’abandon.
Ici, on gère plutôt bien le doss. Tout est très bien détaillé et en VOST qui plus est !

Le mec en a même profité pour me réserver 2 places pour mes trains du jour, si c’est pas beau ça. T’as plis qu’à t’asseoir ^^

Le trajet s’est, comme d’habitude, très bien passé. Ici, non seulement tu pars à l’heure, mais en plus t’arrives à l’heure…

Entre Otaru et Sapporo, le train longe la côte. Le temps était plutôt nuageux, mais le soleil pointait le bout de son nez par endroits.

En jetant un oeil côté mer, j’ai pu voir des mecs en train de surfer… Wow !!!

Le thermomètre affiche 0 degré et les mecs sont là, à la jouer Point Break, moulés dans leur burkini – pas sûr que ça fasse polémique ici – alors que toi, t’en es presque à garder l’écharpe dans le train (surchauffé ^^)…

A mi-trajet, il fait gris, pas un brin de neige autour, juste quelques gros nuages bien menaçants. Ça sent la pluie, pas bon signe…

M’enfin, j’arrive à la gare de Sapporo quelques minutes plus tard et ici, c’est la banquise ! Ça tombe de ouf et ça n’a pas l’air de vouloir se calmer :)

J’ai à peine le temps d’en profiter, mon train part dans 5 minutes ^^

Si tu veux te faire une idée de la vue, je te conseille de jeter un oeil sur l’anime Nana. Le premier épisode est sûrement ce que j’ai vu de plus beau en terme d’animation (avec la totale Manglobe, of course ^^), notamment avec les premières scènes de nuit dans le train, sous la neige.

Nana, c’est du shojo. C’est fait pour un public féminin – pour ne pas dire que c’est un manga pour filles (calme-toi, féministe, j’ai pas le temps pour in débat sur le genre !)(et si tu me connais un minimum, tu connais déjà mon avis sur la question)(et puis bon, si je commence à pratiquer l’écriture inclusive, imagine la gueule des tartines ^^) – mais c’est très regardable par les mecs tout pareil.
Histoire légèrement cucul, mais animation de folie et OST très efficace ! A mater donc ;)

Je digresse, pardon…

Une heure plus tard, j’arrive enfin à Noboribetsu et là aussi, c’est enneigé !

Quel kiff ! La gare est minuscule, l’arrêt de bus juste devant, et je n’ai que 10 minutes à attendre avant de partir vers les sources chaudes.

Juste de quoi m’habituer à la température et aux bourrasques de vents – il y a une espèce de petite grêle qui te flagelle la trombine, c’est beau à regarder – on se croirait en pleine vitesse lumière à bord du Flocon Millenium (arrête, t’as kiffé cette blague !) – mais tu prends cher quand même ^^

Y’a à peine 15 minutes de bus, pour arriver aux sources.

Une fois sur place, tu peux pas te perdre, t’as juste à suivre l’odeur. Comme à chaque fois, au pied d’un volcan, les fumerolles dégagent une odeur de souffre – pour être précis, ça sent l’oeuf pourri ^^ – le genre d’odeur à laquelle tes papilles olfactives ont du mal à s’acoutûmer…

M’enfin ça passe, hein, rien de trop violent je te rassure :)

Et bah pétard, il ne m’aura pas fallu 5 minutes pour me satisfaire de mon sort.

Sérieux, le spot déchire !

C’est super chouette, y’a des parcours de partout. Certains sont très indiqués, d’autres sont plus sauvages.

Il neige – enfin est-ce de la neige, je ne sais pas. On dirait une sorte de mini grêle qui reste bien en place partout autour, recouvrant le spot comme un tapis de petites perles blanches.

Et puis le soleil passe faire un petit coucou de temps en temps, c’est plutôt agréable. Ça souffle par moment, mais ça ne caille pas trop – j’ai enfilé mon mille-feuilles, je ne suis ptet pas objectif ^^

Et puis alors ce décor de malade !!!
Le volcan est top, bordé par les sources chaudes et la roche ocre et verte.

Ce qui est dingue, c’est que tu sens bien que la roche doit être chaude mais la grêle résiste suffisamment pour donner des effets super classe à l’ensemble.

Le seul petit bémol, ce sont les groupes de touristes chinois et coréens qui gueulent tout le temps, qui s’arrêtent en plein milieu du chemin pour taper des selfies à la con… Et puis faut que tout le monde fasse sa petite selfie, ça dure des plombes…

J’ai vraiment horreur de ça…

M’enfin, j’ai tendance à tracer comme un malade dans ces cas-là, histoire de vite esquiver la foule.

Et pour le coup, c’est un peu comme d’habitude, les groupes organisés restent sur les sentiers balisés et accessibles.
Moi, j’ai pris tous les chemins possibles et imaginables. J’ai rencontré très peu de monde et je crois être le seul à avoir emprunté certaines routes aujourd’hui.

Sans déconner, j’ai déboulé dans des endroits où la neige était intacte, immaculée.

En même temps, j’avoue qu’à cette période, faut s’accrocher pour accéder a certains spots.

Et je dis « s’accrocher », c’est à prendre littéralement :)

À un moment, par exemple, on peut descendre près d’une source.
Jusque là, ça va.
Mais t’as bien lu, fait descendre.
Et là, ça se complique…

Ca descend sévèrement et c’est du sentier brut de pomme. Pas de marche, rien n’a été déblayé, y’a juste une petite corde entre 2 arbres qui te sert de rampe…

Alors tu connais mon amour de l’accrobranche – et même de certaines pratiques bondage ^^ – j’ai pas hésité à y aller.

Bah j’ai quand même bien failli me rétamer 3-4 fois !!
Sérieux, une vraie patinoire. Et alors ma petite paire de Quechua sont top, mais leur semelle à ses limites.

Au départ, je me suis dit que jallais vous faire une petite vidéo de la descente…
J’ai bien fait de m’abstenir lol

Enfin voilà, à part quelques secondes à passer mon brevet d’équilibriste (j’attaque l’école du cirque à la rentrée, obligé !), j’ai vraiment pris une de ces claques, à me balader tout seul dans ce complexe immense.

C’est un véritable labyrinthe de sentiers recouverts de neige que t’as sous les yeux, c’est vraiment beau.
Et puis ce calme. Pétard, ça fait du bien.
Tout ce que t’entends, c’est la grêle qui tambourine sur ta capuche et les feuilles gelées qui craquent sous tes pas.
C’est zen quoi.

J’ai fait tout les parcours, en quoi… 2:30 je dirai. Je me suis posé au 7Eleven pour miamer à l’arrache – la grêle à laissé place à la neige, la vraie, quand j’arrivai au dessert – et je suis redescendu pépère sur la gare – où j’attends mon train en écrivant ses lignes :)

Voilà, la journée s’achève.
La neige s’est arrêtée également – tout du moins sur Noboribetsu, on verra ce que ça donne sur Sapporo et Otaru.

Me reste à prendre une douche bouillante et à mettre le réveil pour demain matin.

Prochain arrêt, Asahikawa, pour 3 jours.
Y’a normalement pas mal de petits trucs à faire sur place, j’espère juste pouvoir voir Biei sous la neige :)

Croisons les doigts !

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