Guatemala – Flores

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Donc bon, le lendemain, je décidai d’entamer une cure préventive de Smecta :)

Et il valait mieux, parce qu’on allait se taper un trajet de folie pour aller jusqu’à Flores !

Réveil à 7h du mat, un peu patraque du coup, pas bien dormi et rien mangé la veille au soir du coup :(

Petit déjeuner Pancakes et fruits assaisonné de Smecta, à la cool, ça passe bien !

L’ami belge du trio infernal s’installe à notre table et nous raconte leurs aventures de la nuit…

Ces 3 crevards sont allés se terminer au lodge d’en face – qui finit la soirée plus tard. En fait, ils ont passé la soirée à commander des verres et à les mettre sur la note d’un certain Thomas (client du lodge). Et ils ont enchaîné les shots, les bières et les mojitos sans compter, avant de rentrer complètement bouillis…

Putain, mais sérieux, c’est mecs là, faudrait les fumer ! Que tu fasses ta pince comme un connard dans le Tiers-Monde, ça craint déjà, mais qu’en plus, tu mettes un mec dans la merde comme ça, sérieux, on est haut dans la filsdeputerie !!!

M’enfin, on est content de voir 8h arriver, perso, j’en pouvais plus de voir sa gueule au belge.

Le shuttle pour Flores est là, on dit au-revoir à nos amis japonais et on trace.

Le minibus passe récupérer les gens dans tous les lodges et, une fois plein, on est prêt à partir.

Le mec demande leur ticket aux gens.

Julie s’étonne et sors lui dire qu’on a pas de ticket. Il lui répond qu’il n’y a pas de problème que c’est OK.

Et Julie me demande :

– T’as payé ?
– Non, où ?
– Au lodge !?
– Bah non… Bof, on verra bien ^^

Le temps de se casser la tête avec le taux de change – certains touristes veulent payer en dollars ici (pour quoi faire ?!!!) – et on décolle enfin, il est 9h.

On nous a annoncé 8 heures de trajet. On sait déjà qu’on va prendre cher jusqu’à 17h minimum.

Mais alors, ce fut long, long, mais looooooonnnng !!! Pétard, j’en pouvais plus !

Heureusement, la route entre Cobán (oué, me demande pas pourquoi, mais on a du revenir sur nos pas. Deux bonnes heures dans le vent quand même…) et Flores est clean. Ça roule bien et c’est plat.

Par contre, niveau décor, c’est bof bof :(

C’est plat, finies les montagnes, les vallées, les fincas de café etc.

Tout ce que t’as à voir, ce sont les champs de canne à sucre, de palmiers (pour l’huile de palme etc.)

Et alors, y’a rien le long de la route, pas une ville, pas un village, rien que des lots de baraques qui jalonnent la nationale.

C’est un peu ghetto, ça a l’air super pauvre – sûr que ces spots ne jouissent pas de l’effervescence du tourisme au Guatemala :(

Les maisons sont en bois et toit de taule, les tiendas sont dans un piteux état (le mec de l’hygiène qui débarque pour un contrôle, il fait une syncope !)

Et à la fin de l’école, tu croises des gamins qui courent le long de la route avec leur sac à dos et une machette ou une bêche à la main…

On en parlait avec les filles l’autre jour, mais il y a un rapport flippant entre les enfants et le travail ici.

Dans pas mal de spots, j’ai vu des enfants travailler. Dans les champs, avec les parents, au marché, dans la rue, à vendre des cocos, des bouteilles d’eau, au terminal de bus, le long de la route, à porter du bois ou des cailloux sur leur dos, un cordon sur le front…

Et à côté de ça, quand tu demandes à certaines mères qui travaillent, où sont leur mômes, que font-ils de la journée, on te répond : à la maison, devant la télé…

C’est ouf ! Pas de périscolaire ici, pas d’extrascolaire non plus. Je sais pas si les gens sont résignés ou si c’est juste un manque de moyens financiers ou d’accès à l’éducation, mais ça fait flipper… :(

M’enfin, sur une note plus légère, je te l’ai pas précisé, mais on est dans un minibus de tourisme. Ça veut dire blindé de touristes quoi… Et, de la même manière qu’il y a le bon chasseur et le mauvais chasseur, il y a le bon et le mauvais touriste.

Et le mauvais touriste, je le sens à des kilomètres !

Hier, on avait 2 hollandaises bruyantes dans le van. Et piapiapia et piapiapia, on entendait qu’elles. Jusque là, t’es en état de serré les fesses (surtout dans mon état lol) donc ça va.

Mais alors, au changement de minibus, à Cobán, on s’est arrêté à une station-service. Et là ces 2 connasses s’allument une clope devant les pompes ! #WTF

Le pompiste leur saute dessus, bien vénère et les invite courtoisement à s’éloigner. (Sérieux qu’est-ce que t’as dans le crâne, à ce niveau là… ?!)

Et au moment de repartir, c’est le drame !

Un couple de français s’est installé à « leur place » (guillemets de rigueur). Elles s’empressent de se poser sur les banquettes suivantes, mais direct, les 2 israéliennes (dont j’ai pas besoin de parler) débarquent et disent quelles avaient laissé leurs affaires.

Tu connais mon goût pour les bastons de femmes, j’étais pas loin de m’improviser bookmaker ^^

Et alors, pour que tu comprennes bien le doss : un minibus, c’est une rangée de banquettes 2 personnes à gauche, une rangée de sièges 1 personne à droite et un couloir / strapontins.

Du coup, personne ne veut se fader les strapontins, t’imagines bien :)

(Faut dire qu’ici, les dossiers des strapontins ne sont pas fixés et s’ouvrent à 135 degrés lol, confort zéro ^^)

Donc une grosse discussion s’installe, à base de « Oui, mais les français ont pris NOS places »… Ce à quoi Julie a furtivement rétorqué « Ce ne sont pas vos siège » – on avait rien à voir dans l’histoire, mais faut pas la faire chier Juju, sinon, elle te fume direct et sans filtre ;)

Non mais c’était pathétique, l’autre conne de hollandaise était là, à nous la jouer causette, genre j’ai mal aux cervicales, il me faut un siège, nanana… On s’en tape, crève toi aussi !

Du coup, elle a fini par se taper le strapontin devant moi (j’étais bien calé à l’arrière moi ^^) et j’ai dû retenir son dossier avec le genou, pour pas qu’elle ne me tombe entre les beujs…

T’imagines bien que ça ne m’aurait pas déranger, si la nana c’était Eva Mendés, mais là no way meuf, déjà va t’acheter une tronche, une perruque et vire moi ce futal taille haute, t’as zéro taille, zéro sseufs, sérieux un peu de dignité !

(C’était la minute machiste, désolé, la fatigue sûrement… ^^)

Au second changement de bus, du coup, c’était la guerre lol, tout le monde était au taquet !

Mais on héritait d’un plus gros van pour finir le voyage, nickel !

On avait encore plus de 4 heures à taper mais au moins, on serait tous à l’aise.

Après un stop à Sayaxché, on a finit par atteindre Flores à 19h édé !

On était morts, les fesses endolories, mais contents d’être enfin libérés, du bus comme de ses passagers :)

On a vite topé un hostel, truc cool, vue sur le lac – même si bon, de nuit, j’ai envie de te dire osef ^^ – et avec 3 lits simples.

Un petit dortoir privatif, donc.

Les filles étaient chaudes – oulah, t’enflammes pas mec, ça veut juste dire qu’elles ne voyaient aucun inconvénient à dormir à côté d’un putois à lunettes (après cette journée de folie, sérieux, je « sentais l’homme », t’as pas idée. Mais l’homme de Cro-Magnon qui travaille dans un kebab quoi ^^).

On a fêté la fin de cette journée de merde avec une bière, enfin 4, soyons précis, on a profité de la promo 4 pour 25Q – tu fais le calcul et t’hallucines :)

Après ça, miam à la cool et retour à l’hôtel pour le dodo !

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