Guatemala – Lanquin

Publié le

Bien arrivé sur Lanquín :)

En fait, je suis arrivé hier, en fin de matinée – départ de Cobán vers 9h et arrivée vers midi ^^

Le collectivo te dépose en plein centre du pueblo, t’es à peine descendu du van que les coyotes t’alpaguent pour te proposer des tours, des hostels etc.

Je demande le Vista Verde et on me propose de m’y déposer gratis, cool !

J’arrive devant de grandes huttes en bois, toits en feuilles de palmier, ça claque bien.

A l’accueil, on m’annonce 40Q la nuit impec, d’autant qu’à l’heure qu’il est, le spot est désert, personne ni au bar, ni en terrasse, du bonheur.

Tout ce que t’entends, c’est le bruit des grillons, le vent et les oiseaux. Un petit goût de paradis ma foi :)

Par contre, le temps est assez couvert et un fait une chaleur / lourdeur assommante. Ça tasse sévèrement, au moindre effort, t’as des perles de sueur qui te coulent sur le front…

Posage de sac et exploration des environs :)

Pour commencer, l’hostel donne sur la rivière, c’est cool. Tu descends le petit chemin creusé dans la terre et tu arrives devant un magnifique coin baignade vert jade, franchement, c’est beau.

Y’a des hamacs à disposition pour chiller, en se laissant bercer par le bruit des grillons et du courant de la rivière. Le top !

En remontant le chemin, par contre, t’es plus au top du tout lol.

Y’a pourtant pas grand chose à monter, mais il fait tellement lourd que tu achèves ton tee-shirt à la cinquième marche.

(Les conneries de déodorants 72 heures ultra haute tension flex mes fesses, laisse tomber, c’est inutile ici !)

Et puis, même si on est pas vraiment en altitude – enfin, j’ai fait bien pire, tu sais bien – tu mets un certain temps à reprendre ton souffle… La vieillesse peut être… ^^

M’enfin, pas de quoi m’empêcher de monter encore un peu au dessus du lodge pour voir où mène la route en construction derrière. J’ai pris quelques tophs, essayé de toper des sentiers « interdits » et, complètement déshydraté, je suis redescendu au lodge pour miamer !

En remontant (« Il monte, il descend, attends, il est où là ??!!! », dois-tu te dire ^^ – en fait, ici, c’est les montagnes russes, pour une descente achetée, 2 montées offertes) (j’en rigole, mais à un moment, je te jure, t’en peux plus !!) vers la hutte d’accueil, j’aperçois 2 silhouettes familières à la réception.

Margot et Julie, croisées la veille à Cobán, viennent d’arriver ! Hey, coucou, ça roule, bien arrivé, le blabla habituel, on se check à la cool avec Julie quand, derrière nous, Margot répète « Je le trouve pas… ».

Julie se déplace, jusque là, je suis perplexe, et d’un coup, en tâtant ses poches, Julie lance un « Oh putain ! » (où autre juron, ma mémoire vacille, mais promis, c’était quelque chose de gratiné ^^)

En sortant du collectivo, plus tôt en arrivant, Julie a laissé sa chemise derrière elle – la chemise avait une poche, dans cette poche, il y avait un porte-monnaie et dans ce porte monnaie, il y avait du fric (une centaine d’euros et quelques dollars)… Banqueroute, vous perdez tout, revenez à la case départ mais vous évitez la case prison !

Là, c’est la loose ! Pas vraiment l’angoisse, il n’y avait que du liquide, pas de passeport, pas de CB, rien d’important.

Alors oui, le fric perdu, ça fait toujours chier mais franchement, même la pince qui est en moi te le dira, ce n’est rien !

Le fric, ça va ça vient. Ton passeport, t’es souvenirs, tout ça, c’est déjà plus la loose.

Du coup, même blazées, les filles ont pris ça avec beaucoup de philosophie :)

Alors les filles, faut que je t’en parle vite fait, hein, j’ai pas pris le temps de le faire la dernière fois.

Julie et Margot, respectivement 25 et 26 ans, ingénieures agronomes toutes les 2 (Margot est même œnologue, en attente de son diplôme) (et d’un éthylotest, allez savoir pourquoi ^^).

Très cool toutes les 2, je trouve qu’elles font bien la paire, elles sont très complémentaires au niveau caractère.

Très « nature » également, dans tous les sens du terme : amoureuses de la Nature, il faut les voir toutes les 2 s’émerveiller devant des arbres, des champs etc. ; et très naturelles, sans chichi, pas précieuses, baroudeuses à souhait. Tout ce que j’apprécie :)

Bref ! Julie voulait essayer de retoper bus, à son retour sur Lanquín, dans l’espoir (vain) de pouvoir récupérer ses affaires. Elles sont donc parti attendre dans le pueblo.

Pendant ce temps-là, moi, je miamais – ma compassion à des limites lol – et j’allais me trouver un spot pépère pour lire ^^

Fin de journée en balade aux alentours du pueblo, à boire un Pepsi frais dans le centre, aux côtés des coyotes – pétard, les mecs sont en mode cailleras de cage d’escalier. Et vas-y que je gueule, que je siffle les nanas, que je me tape dessus (oué, j’ai remarqué qu’ici, ça se taquine souvent en se mettant des claques dans le bide… normal ^^)

Retour au lodge pour l’apéro – qu’on soit clair : ici, l’apéro, c’est du 17-18h hein, après, c’est la nuit :) – et là, ce qui ressemblait à un petit paradis se transforme rapidement en enfer…

Boom ! Boom boom ! Les bass te transpercent le bide et te fracassent les tympans à 160 bpm.

On est au Pitcher, en pleine fête à neuneu, à base de tunning Fast and Furious.

Le dj est ch’ti obligé (un guatémalch’tèque, je sais pas mais un croisement ringard latino, c’est pas possible de mettre de la merde pareil aussi fort) et enchaîne les daubes à la vitesse de la lumière, devant un public aussi perplexe que moi…

Oh Pepito !!! On est venu ici pour se détendre, connard ! Baisse ta musiiiiiiique !!! (À la Gérard de Suresnes ^^)

Et c’est là qu’on atteint les limites du concept. T’as le lodge cosy pour se palucher tranquille au milieu des montagnes, mais c’est la seule option du coin (y’a 2-3 autres lodges, mais c’est la même), la seule option pour les touristes…

Et les touristes, ils viennent forcément pour taper un springbreak, à base de popopopop, de shots de Tequila et de mojitos… #ironyInside

Bah non, connard, on est pas tous là pour se prendre une biture pas chère, pécho de la chica en chaleur et s’enfumer la trombine…

Quel dommage de voir cet endroit si paisible se transformer en un bar karaoké low cost :(

M’enfin, dans notre malheur, on a rencontré des japonais, qui miamaient à côté de nous.

Comme d’habitude, je me présente en japonais – enfin, dans un japonais approximatif – et on discute tranquillement en mode Google Translate (parce que Julie, Margot et le japonais parlent anglais, mais la japonaise pas trop donc c’est un peu l’orgie, mais c’est drôle ^^)

Ensuite, au dodo, sous une chaleur étouffante, toujours. Tu sais, quand il fait bien lourd, que tu t’allonges à peine et que tu transpires déjà comme un porc (tu marches sur Bob l’éponge et ça doit donner ça lol). Bref, t’as chaud !

Heureusement, la moustiquaire fait le taf et la nuit se passe plutôt bien.

Si ce n’est que tu t’es couché à 20h et qu’il faut attendre 22h pour que la musique (de merde) du lodge s’arrête et attendre encore 1h du mat pour que celle du lodge d’en face s’arrête aussi…

Photos