Guatemala – Huehuetenango et Nebaj

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(Attention, rien d’important dans ce post, beaucoup de digressions, n’hésite pas à passer ton chemin, flemmard ^^)

Alors, où est-ce que j’en étais moi ?…
Ah oui, je glandais à Xela, sous la pluie…

Donc Xela, c’est la ville.
Ça veut dire le bruit, la poussière, les voitures, la pollution, les klaxons etc.
Tout ce que j’aime pas quoi !

Alors si en plus il pleut… Laisse tomber !

Donc à peine levé, dimanche matin, je me suis cassé ^^

Mort de rire, j’ai du réveiller le gérant de l’hostel pour partir, il avait mes 20Q de caution, je suis pas du genre à laisser 2€ de pourboire :)

L’hôtel, d’ailleurs, ça aurait pu être bien, genre un ancien grand hôtel recyclé en hostel, y’avait du solarium, du patio, des suites retapées en dortoirs et une salle de bain immense à l’italienne. Mais rien d’entretenu…

Après, je dis pas, quand t’es en backpack, tu t’en balek, mais c’est pas une raison pour faire un truc foireux juste parce qu’on est pas regardants… :(

Enfin voilà, pendant que vous passiez tous (enfin j’espère la plupart d’entre vous) à l’isoloir, je prenais mes cliques et mes claques – ainsi que mes 20Q (la Pince n’oublie jamais ^^) – et je traçais vers le terminal de bus.

Inutile de préciser que j’avais un peu l’estomac noué avec ces saloperies d’élections… :(

Bref ! Il fallait que je tope un collectivo (tu sais forcément ce que c’est, sinon, c’est que tu ne lis pas rigoureusement mes posts…!) pour me rendre au terminal Minerva (si tu penses à Maggie Smith, on est synchro !).

Un mec m’a interpellé pour me demander où j’allais, il en a profité pour me taxer, en vain, mais m’a dit où attendre le bus et combien ça allait me coûter :)

Devant la station essence ou j’attendais, je tombe sur une vieille dame qui me demande où je vais – t’es français, un chouille lourd, t’es tenté de répondre « dans ton c… ! ». Mais je suis pas sûr que, traduit littéralement, l’effet comique soit compréhensible…

J’ai donc opté pour la sobriété et lui ai répondu poliment. Et, comme d’habitude, la conversation à déviée sur « d’où je viens, qu’est-ce que je suis venu faire au Guatemala etc. »

J’adore ! J’ai déjà l’impression d’être un aimant à cougars (tu sais de quoi je parle, pas de commentaires ^^) mais là, je suis un aimant à vieilles dames lol

« De MILF à GILF – Aventures platoniques au pays des Mayas », t’inquiètes, je taffe de ouf sur mon autobiographie :)

C’est comme l’autre jour, à San Pablo.

Pendant que j’attendais mon bus, une petite vieille dame, sûrement un joli de brin de fille, « il fût un temps » (si tu l’as, celle-ci, tu mérites mon respect !), s’est arrêté pour me causer 2 fois.

Trop mignonne : bronzée, dorée, ridée à souhait et habillée de manière traditionnelle. La mamie (momie ?) idéale. Et super tactile lol, elle voulait me toucher, c’était trop drôle, même les gens autour souriaient en nous regardant :)

Elle souriait aussi, mais sans chicos ; elle devait avoir 2 molaires en or, lol, mais pas plus ^^

Et puis c’était comique parce qu’elle me parlait en

[…]

Pardon, petite absence, y’avait une baston de nanas à la télé – la telenovela Hermanitas Calle passe pendant que j’écris… Et tu sais bien que les bagarres de nanas, c’est ma passion ^^

[…]

Donc oui, la jolie mamie me causait en Maya (me demande pas quel dialecte exactement, y’en a 21) ^^

Alors je lui répondais dans un franpagnol maîtrisé et elle faisait l’effort de me répondre en saupoudrant son discours d’espagnol :)

Enfin voilà, un moment d’une mignonnerie à décongeler mon cœur de glace.

Reprenons – parce que t’as ptet pas que ça à faire, contrairement à moi ^^

Donc départ de Xela.

J’arrive au terminal, après 1,25Q de trajet, et je dois traverser le marché pour toper mon bus.

(Petit) aparté, pour que tu comprennes bien :

Ici, les terminaux de bus sont excentrés.

Ils sont le plus souvent composés de 2 ou 3 parkings (en fonction de la direction que prennent les bus) et quadrillent le marché local.

Pourquoi je précise local ? Parce que, si tu as déjà voyagé un tant soit peu, tu t’es sûrement retrouvé au « marché / market / mercado / souk » qui sous-entend souvent le marché artisanal pour touristes, là où tu te fais souvent enfiler comme une paire.

Et tu manques sûrement le marché local, plus pittoresque. Là où les locaux viennent, non pas acheter des souvenirs mais faire leurs courses pas cher – on a, malheureusement, pas tous les moyens d’aller au supermarché…).

Et ce marché là, c’est toute une expérience. Peut être un chouille traumatisante, je le concède.

C’est bruyant, ça crie, ça interpelle le badaud. T’as même des mecs qui se baladent avec des chèvres et proposent du lait frais à pour quelques pièces…

Ça pullule de monde, de gens, de tuktuks, de motos, d’animaux (chiens galeux), de clodos à l’affût devant les poubelles etc.

Et alors ça pue ! Un mélange d’ordures, de merde, de vomi, de pisse, des tes 5 fruits et légumes par jours qui seraient à l’agonie, depuis 4 semaines, sous le cagnard.

Une odeur infecte, qui te pique les yeux et te râpe la fond de la gorge. Le genre d’odeurs palpables, celles qui suintent et dans lesquelles tu patauges.

Parce que par terre aussi, c’est dégueulasse. Tu glisses sur le bitume mouillé et t’es pas loin de déraper sur la couche de je-sais-pas-ce-que-c’est qui tartine le sol… Et puis tu dois enjamber les poubelles, les clebs, les scalpes de vaches (restent plus que les cornes) et éviter les mômes qui cavalent partout…

T’as des mecs qui mangent, assis par terre, laisse tomber, la tête dans les pots d’échappement, les pieds dans les ordures…

Alors, c’est pas la carte postale idéale, mais faut le voir pour le croire. Et c’est la même partout où je suis allé : Inde, Népal, Asie du Sud Est, Amérique du Sud etc.

Fin de l’aparté (tu comprends les parenthèses, maintenant ?! ^^)

J’ai fini par toper mon bus pour Huehuetenango, dit Huehue (ça se prononce Ouais ouais, à la Diams ou comme quand ta mère te demandait si t’avais fait tes devoirs avant de sortir).

Et, 2 heures édé plus tard, j’arrive devant le Parque Central.

La petite ville déboite à première vue. Et toujours pas un gringo en vue, le panard !

J’étais à l’arrache, sans réservation, sans map, rien ! J’ai cherché 10 minutes, tapé à 3 portes et j’ai fini par toper une piaule à l’hôtel El Gobernador !

L’hallu, la nana m’annonce une chambre simple à 35Q. Trois euros cinquante ?!!! Je prends direct ! La gérante m’accompagne jusqu’au numéro 19, une chambre spartiate, lit double, chevet, étagère.

Pas de fenêtre, mais un accès au Wi-Fi gratuit d’à côté. Youhou !

Je me connecte direct, pour voir les nouvelles. Il est un peu plus de midi ici, 19:45 chez vous, on est à 5 minutes des résultats.

Cinq minutes de torture… Si elle passe, putain… Je rentre pas… Impossible… D’une parce que j’aurai pas envie, mais aussi parce qu’on risque de pas me laisser rentrer, avec ma dégaine de migrant ^^

J’actualise ma timeline Twitter toutes les minutes et enfin, la délivrance !

On a réussi ! On en a chié, mais on a remis la vieille au placard. C’est bon, Jean-Marie, tu peux enlever ta perruque et tes faux cils, on t’avait reconnu !

On a fait le taf, aujourd’hui encore, le petit métisse qui fait le mariole à l’autre bout du monde est soulagé !

J’ai tapé une petite visite de la ville dans l’après-midi, pour fêter ça – j’ai même pu miamer pour 1,50€ le menu complet, une hallu encore (sérieux, c’est la Quatrième Dimension ici, pas cher de ouf !) – et je suis rentré mater la fin de Sense8.

Mini aparté sur la série, en espérant spoiler personne :

J’attendais cette deuxième saison avec impatience !

La première m’avait mis une claque sévère, en me retournant le cerveau à la Matrix.

On a encore eu droit à de superbes scènes d’action, une osmose entre les membres du cercle impeccablement mise en scène et une bande son… Avoue, t’as kiffé réentendre le tube de 4 Non Blondes ?! #paieTonRemix

J’émets seulement quelques réserves sur la suite parce que, comme d’habitude, les Wachowski ont élargis un peu plus leur univers (et leurs cercles) (t’as noté l’emploi du pluriel, l’ami, je l’avais prédit !!) et qu’à chaque fois qu’ils font ça, ça finit mal…

J’espère me tromper tellement j’aime cette série, qui a de surcroît réussi à dépasser les clichés – enfin je trouve, n’étant ni transgenre, ni homo, je sais pas si c’est vraiment le cas – mais la série compose avec des personnalités, des ethnies, des religions, des genres et des sexualités avec maestria !

Et par ces temps où la différence semble rester une tare, une série comme celle-ci fait du bien.

T’as lâché ta larme ou je continue ?!!!!

Fin du mini aparté !

T’es encore là ? :)

Le soir, je suis sorti faire une balade.

En rentrant, il mouillassait un brin, alors j’ai décidé de miamer à l’hôtel.

J’ai attrapé un kono pizza (une pizza en cône – oué, c’est du langage Maya, je maîtrise de plus en plus… ^^ – en gros, on prend la pâte à pizza, on la roule à la Bob Marley et on fout la garniture dedans.

Miam ! Mais pas très copieux.

Je me suis donc arrêté pour toper un GuateBurger, sorte de BigMac vendu avec des chips et un Pepsi pour 2,50€.

J’avais envie de frites, moi, avec ça.

Heureusement, un peu plus loin, j’avais repérer un petite tienda de papas. T’as toutes les sortes de frites que tu veux.

Et la petite nana qui tient le store a halluciné en me voyant débarquer.

Du coup, direct, interrogatoire lol

Moment très sympa, comme toujours.

Obligé de la faire répéter 3-4 fois quand elle utilise l’argot local lol, mais du bonheur après une grosse journée !

Nuit correcte, très correcte même, si on tient compte de mon plumard déplumé (lui restait plus que les ressorts lol) et de la chaleur étouffante de la nuit (pour 35Q, t’as pas de fenêtre ^^).

Ce matin, levé tôt, toujours à l’heure française, le Romu.

Je suis parti faire une balade en attendant que les restos ouvrent. Une demi-heure plus tard, sur la calle 5, je tombe sur un petit bouiboui qui semble proposer des desayunos. Cool !

Et j’ai pas été déçu !

[…]

Désolé, je tartine, je tartine et je vois pas le temps passer…

J’ai du aller faire un saut dans la rue, chercher à miam (non, je ne fais pas QUE manger ! ^^)

Le temps de toper du poulet, une salade, des tacos (pétard, ici, t’as 3 petits tacos pour 1€ !!!)(Ça vaut pas le TacoJoint de Jacó au Costa Rica mais quand même, ça te fait l’apéro) et à boire et je suis de retour.

Ah oui, le petit déjeuner de ce matin.

Un truc de dingue ! J’étais parti avec 25Q en poche, pas plus – le mec vit en mode clodo, c’est pas possible…

Je demande à la nana combien ça tape un desayuno, elle me liste un truc de dingue (j’ai absolument rien pigé lol) et me dit que ça coûte 20Q.

¡ Vale !

Et alors le doss :

Un bol de céréales – des corn flakes mélangés à une sorte de pâte semi-liquide à grumeaux (je crois que c’était de la pâte de haricots micro-ondée) (en fait, le truc ressemble à de la morve, sérieux, à la première bouchée, t’en mènes pas large…), une assiette d’œufs brouillés au chorizo, avec purée de haricots noirs et platas (énormes bananes) flambées, les traditionnelles tortillas et un café !

#tuPeuxPasTeste :)

Franchement, je suis sorti en titubant.

J’ai rien voulu laisser dans l’assiette, par politesse, j’ai pris cher !

Retour à l’hôtel, paquetage et décollage.

Je te dis pas la misère pour arriver à Nebaj…

Déjà, fait prendre 2 collectivos, qui se blindent tout au long des 2 heures de trajet. Et ça de blindé sévère : y’a officiellement 12 places dans le doss (et c’est serré, crois moi), et on est 22 !!!

Oh Pepito, t’arrêtes de prendre des gens à un moment ??!!!!

Arrivé à Sacapulas, faut attendre un chicken bus. Là, ça va, le bus arrive rapidement. Mais blindé !

Blin-dé, mec, les gens sont déjà 3 sur des banquettes de 2 personnes et c’est sans compter les gamins sur les genoux de leurs parents.

Alors je me glisse au fond du bus, certains sont quasiment assis dans le couloir, laisse tomber, je file des coups de backpack à droite à gauche ^^

Arrivé au fond, je me résigne à voyager debout, tant pis. Mais un sympathique papa t’invite à t’asseoir à côté de lui – on est plus à ça près…

Une heure d’enfer, les genoux enfoncés dans la banquette de devant (j’ai dû laisser une empreinte à la Clark Kent dans la plaque de métal ^^), secoué par la conduite suicidaire du freluquet à mèche qui nous sert de chauffard… feur, pardon ! #lapsus

Enfin, je peux le dire: bien arrivé à Nebaj !

J’ai tapé un petit trek cet après-midi, à la cool, on commence à sentir l’altitude, ça douille ^^

Fin de journée à glander – j’ai vu Tsonga se qualifier au tournoi de Madrid et là, j’ai mangé devant un épisode de Walker Texas Ranger… La classe ^^

Alors, qui c’est qui vend du rêve !?! :)