Guatemala – Quetzaltenango

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Ce matin, j’ai petit-déjeuné en terrasse, au Restaurante Fé :)

En fait, l’hôtel San Marcos où je suis descendu – celui au prix exorbitant de 6€ la nuit – est en cheville avec le resto et donc, le petit déjeuner est inclus ^^

Du coup, bon, pour 6€ c’est quand même le top ! Mais je vais essayer de négocier une ristourne lol (je rigole, hein, j’en suis pas là ^^)

Il est 7:45 et jsuis sur une petite table, à siroter mon café – un petit café local, suffisamment fort pour te réveiller mais pas pour t’emmener direct au toilettes – entouré de mouches ^^

Alors ici, c’est comme ça, y’a des mouches partout lol

Quand tu manges, faut pas être trop regardant sur l’hygiène et surtout être prêt à partager son assiette avec la faune locale ^^

Mais c’est zen ce matin, y’a personne, ni dans les rues, ni sur la terrasse.

Les petites tables sont toutes recouvertes de nappes traditionnelles, très colorées.

Y’a pas un bruit, si ce n’est celui des grillons, et du balai de Daniel, qui passe entre les tables pour faire le ménage :)

On vient de me servir 2 énormes pancakes avec des rondelles de banane, de quoi se mettre bien avant de partir ^^

Bref, le ventre sur le point d’exploser, j’ai récupéré mon sac et j’ai filé dans le centre pour toper un tuktuk, direction San Pablo.

Le trajet en tuktuk sur une « route » (les guillemets parce qu’à ce niveau là, tu ne t’étonnes plus de rouler sur du plat que de prendre des nids de poule ^^) c’est tout un sketch.

Ça trace, comme toujours, mais à la Paulo (Taxi) quoi, le poignet dans l’angle, genre « les freins, c’est pour faire joli » :)

Alors ça monte, tu t’accroches à la barre, t’es au Parc Astérix et puis ça descend… Là, t’appelles ta mère, tu chiales ta race, t’as la barre dans le bide, t’es à deux doigts de jouer les copilotes avec le gamin de 12 ans qui a oublié qu’il avait du monde derrière – ce malgré les cris de détresse qu’on lâche à chaque rebonds…

M’enfin, 20 minutes plus tard, on arrive à destination. Ouf !

Là, on doit attendre que le bus pour Xela passe. Enfin, soyons précis, on attend qu’un éventuel bus pour Xela passe…

Parce que bon, au bout d’une heure, tu t’inquiètes, tu t’informes et on te répond qu’il n’y a pas de bus pour Xela aujourd’hui… Perplexe, tu attends encore une heure et là, on te dit qu’il a ptet un bus…

« Si Dieu veut », qu’il me dit… Non mais oh, Pepito, Dieu il veut, tout le monde veut, faut juste que le chauffeur se sorte les doigts !!!

Vingt minutes plus tard, on m’annonce 5 minutes… A cet instant, jsuis en ataraxie totale, en mode OSEF #balekMode – il vient, il vient pas, on s’en tape. S’il n’est pas là dans 5 minutes, je trace !

Au final, le bus arrive ! Enfin !

Pendant toute cette attente, j’ai discuté avec trop de monde lol, on était tous en galère ^^

Tu me connais, jsuis un indigné, un insoumis (sauf sur demande, bien sûr ^^), un Mélenchonniste, un Che Guevara etc. J’étais en train d’engrainer tout le monde pour un mouvement social de ouf – bon, les guatémaltèques sont plutôt pacifiques, hein, j’ai demandé des cocktails Molotov, ils m’ont ramené des ramequins de guacamole…

Bref ! Y’a un peu plus de 2 heures pour Xela, depuis San Pablo. La route : dangereuse ! Franchement, faut que j’arrête de voyager à la locale, c’est chaud quand même…

Sur la route, tu montes haut, on longe la Sierra en rasant le ravin – une barrière de sécurité, pour quoi faire ?…

Le chauffeur assure de ouf d’ailleurs.

Sérieux, on tape des virages en épingle en pente avec un bus scolaire, mec !

Alors on est obligé de la faire en 2 temps, mais pétard, le mec est doué !

Sur la route on s’est fait emmerdé par un type qui s’était garé à l’arrache, en travers de la route.

En gros, le mec voulait nous faire payer un droit de passage… Le chauffeur est monté dans les tours, tu lui mets pas à l’envers à papa ! On a frisé la baston, mais ça s’est bien terminé – lol, tous les mecs du bus s’étaient levé pour faire les curieux ^^

Arrivé su Xela, c’est la foire. Il pleut de ouf !

Inutile de préciser que je suis encore en tee-shirt et short de bain… Mais ce n’est pas ce qui m’inquiète le plus.

Mon backpack est sur le toit du bus et malgré la housse imperméable, il doit prendre cher…

Au terminal, je sors du bus, 15 secondes et je suis déjà trempé. Je tope mon sac, le doss est complètement noyé ! Un sachet de thé le truc, t’appuies dessus, t’en mets partout… :(

Alors bon, j’embarque le doss, je trace au sec pour poser le sac et en sortir la parka.

Même si bon, pour le coup, elle ne servira pas à grand chose, il pleut beaucoup trop.

Mais bon, voyager, c’est aussi faire contre mauvaise fortune bon cœur (mais qui parle encore comme ça, sérieux ?!).

J’ai donc décidé de profiter de ce temps de merde pour taper un trek urbain en mode extrême jusqu’à l’hôtel :)

J’ai pris cher de ouf, pendant 45 minutes et, arrivé à la Casa de Colibri, le sachet de thé, c’était moi ^^

J’ai passé la fin de journée à glander à l’hôtel, le Wi-Fi est merdique, j’ai même pas pu Netflixer :(

Donc lecture ! J’ai topé un bouquin à Pana, c’est Forteresse Digitale de Dan Brown (Da Vinci Code) et c’est pas mal du tout. Même que si le temps ne s’améliore pas, je l’aurai fini demain ^^

D’ailleurs, demain, j’ai pas de programme.

J’ai évalué l’option Mexique, mais je pense que si je passe là-bas, je ne repasse pas au Guatemala – il y fait un temps de ouf apparemment ! Il faudra que je m’organise un trip spécifique pour le Mexique, ça a l’air de déboîter :)

Je vais donc monter vers Tikal en faisant quelques arrêts.

Demain d’ailleurs, c’est aujourd’hui pour toi et c’est jour de vote. J’hallucine sur les derniers rebondissements de cette campagne ubuesque (tu ne te doutais pas que mon vocabulaire s’étendait jusque-là, hein ?! ^^)…

Vivement que ça se termine tient.

En espérant que ça ne finisse pas pour le pire… Même si, si on a la même vision du « meilleur », on sera déçu quand même… (pour changer…)

Enfin voilà, j’aurai la réponse demain midi moi, j’avoue être un peu dans l’angoisse, même loin de tout ça.

Je vais essayer de ne pas trop y penser et de dormir sereinement.