Colombie – Bogota

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Dernier jour sur Bogotá.

Enfin, c’est demain mon dernier jour, mais je sais que j’aurai la flemme d’écrire donc je profite de ma pause goûter (un menu BigMac, lol, j’ai almuerzé local y’a à peine 4 heures mais j’ai les crocs… ^^) pour vous écrire.

Aujourd’hui, temps de merde – encore, j’ai envie de dire… sur Bogotá, laisse tomber, il pleut tous les jours ! – temps idéal, donc, pour se la coller au chaud – l’odeur de friture qui réchauffe l’atmosphère ^^ – et pour faire un petit bilan sur mes semaines en Colombie.

Le premier truc qui me vient à l’esprit c’est que ce pays, c’est de la bombe – tout jeu de mots relatif à l’attentat perpétré à Bogotá, il y a quelques jours, ne serait que pure coïncidence…

Je dois dire que je m’attendais à quelque chose de sauvage, d’hostile, une atmosphère oscillant entre la zone de guerre démilitarisée et le ghetto favéla (distributeurs de weed, cocaïne en dégustation au supermarché etc.).

Que nenni… Oulah, je crois que je viens de dépasser les bornes avec cette expression à la mords-moi ^^

Passons ! Car pour le coup, je me suis senti très en sécurité ici. Pas plus qu’ailleurs, c’est pas la question, mais l’atmosphère colombienne est plutôt zen je trouve.
Mis à part mes quelques jours à Cali, où là, c’était vraiment glauque, j’ai pu déambuler partout où je voulais, sans sentir de gêne.

Alors, que retenir de ces dernières semaines ? De beaux paysages, bien entendu, mais surtout un rapport à l’être humain rassurant.

Sérieux, les colombiens sont les gens d’Amérique du Sud les plus chaleureux ! Tout le monde ici est relax. T’as besoin d’une info, tu demandes. Peu importe à qui, on te répond très poliment et t’as l’impression de faire chier personne.

Ca peut paraître futile, surtout quand tu connais mon côté solitaire : rien à foutre de sympathiser avec des gens l’espace d’une minute ; mais après les énigmatiques péruviens et les rudes équatoriens, je dois dire que c’était un plaisir d’arriver ici.
J’ai de très bons souvenirs des moments « galère », quand tu cherches un hôtel, un resto, des infos touristiques etc. et que tout le monde essaye de t’aider. Et ça fait chaud au cœur, autant que ça dépanne.

Je suis en fin de parcours, hein, t’imagines bien qu’il m’en faut pas beaucoup pour m’énerver, péter les plombs ou envisager l’homicide. Et c’est surtout de petits moments Nutella comme ça dont j’avais (j’ai) besoin ^^

J’avais aussi besoin de calme. C’est barge, mais moi qui suis un citadin averti (pas averti dans ce sens là, calme toi Mortez ! :-))(tu l’as celle-là ?!), je commence à être allergique à la ville.
Le monde, le bruit, la pollution, c’est l’overdose, j’ai besoin de calme, de silence, (de wifi), de verdure, d’air frais. J’angoisse déjà sur mon retour sur le Mans (plus connu sous le nom du Snam City Zoo Flex MotherFucker), avec toute cette agitation perpétuelle, c’est animations urbaines intempestives, cette densité humaine, sans oublier la… Ouè non, en fait, ça devrait aller ^^

Et alors, en Colombie, il y a de quoi se mettre bien !

Coup de cœur particulier pour Salento. Ce spot est juste idéal pour se ressourcer. C’est vert, frais, zen et j’ai eu la chance de pouvoir kiffer ce spot, entouré de potes.
C’est sûrement un des éléments qui ont contribué à mon bien-être sur place. Pouvoir revoir Matou et Cam à Salento et ensuite à San Gil, c’était du bonheur.

Et c’est ptet ça la vie. On dit que le bonheur ne vaut que s’il est partagé – attends, après, je vais essayer de caler mon célibat dans la conversation (monologue ?), t’inquiète, je vais en faire des caisses, je vais bien réussir à pécho (bordel !) ^^

Il ne me reste que 3 semaines 1/2 à taper. Je ne sais pas si j’arriverai à trouver des compagnons de route à la hauteur – et pour être totalement honnête, j’en ai un peu rien à foutre. C’est triste à dire, mais je crois que je suis tellement pressé de rentrer que j’en oublie un peu de socialiser…

Pour en revenir à la Colombie, j’ai été très déçu du Nord, de la côte Caraïbes.
J’suis pas un gros gros fan de plages, j’avais donc aucune attente à ce sujet, mais j’ai trouvé que c’était la tristesse (Tolù, Cartagena, Tayrona). Et niveau îles, laisse tomber, c’est quasiment l’arnaque !

Rien à voir avec l’Asie, je te jure. Quand je revois mes tophs de Malaisie, laisse tomber la claque : plages paradisiaques, jungle suffisamment hostile, faune inoffensive et îles accessibles.
Mon conseil, donc, c’est que pour ce genre de trucs, ne vas pas en Amérique du Sud : barre-toi en Thaïlande, tu pourras partir un peu partout pour pas cher et refaire tes cartes postales.

Ca va faire une semaine que je suis sur Bogotá et j’ai croisé quelques personnes dans mon hostel, mais je n’ai causé sérieusement qu’à 3 personnes. Et on est même pas aller boire une bière ou autre. Je préférais aller me changer les idées en arpentant les rues de la capitale…

C’est pas très cool à raconter, je sais bien, tu dois te dire que je suis devenu un sacré connard, à snober les gens comme ça, mais j’y peux rien… C’est la mood du moment.
Va quand même falloir que la motivation revienne, parce que sinon, ces dernières semaines vont passer au ralenti…

M’enfin, là tout de suite maintenant, j’ai juste envie de trouver un spot zen, pour glander, me palucher bien pépère à l’ombre en écoutant une de mes playlists.
J’ai vraiment envie de rien (besoin de toi ? ^^), je me suis levé machinalement tous les jours depuis une semaine et j’ai enchainé mes journées en mode métro-boulot-dodo, sans même prendre la peine de visiter Bogotá.

Pas sûr de louper grand chose. Même niveau graffiti. Tout le monde te parle de la scène locale et en fait des tonnes sur le niveau du street art colombien. J’ai envie de te dire « bof ».
Bogotá est blindée de gros murs, c’est clair. Le niveau est très haut, c’est clair aussi.
Le truc, c’est qu’ici, le côté éphémère du graffiti n’a aucun sens.

Les fresques ont l’air d’être là depuis des lustres, sans couches supplémentaires. On est pas loin du 1 mur 1 pièce. Du coup, les avenues manquent de fraîcheur et la ville ressemblent à une galerie de jams – ils attendent ptet d’être à court de murs pour commencer à repasser leur pièces lol

Santiago (Chili) avait beaucoup plus de classe, pour le coup. Le côté supra vandal était d’un niveau « légal » et les rues changent de couleurs régulièrement. Valparaiso, je t’en parle même pas, les mecs envahissent des espaces tellement confidentiels que le « graffiti-tour » est une vraie chasse-au-trésor.

En parlant de graffiti tour, les mecs de Bogotá te demandent quand même 20000 pesos pour faire le tour du street art local. Un peu abusé, surtout quand, à Valparaiso, ils font ça gratis…

M’enfin, c’est sûrement que je suis toujours blasé… Pour te dire, hier, je suis passé au shop de bombes, j’ai topé 2-3 trucs et je suis allé peindre. Sauf que mon chrome m’a lâché direct, j’ai donc pas pu peindre ce que je voulais, ni même terminé ma pièce – bombes de merde, pouvoir couvrant zéro, tu fais une lettre, t’es à sec…
J’aurai pu passer finir aujourd’hui, mais ça m’a tellement saoulé que j’ai lâché l’affaire.

Peindre en Colombie : pas check !

Enfin voilà, je pars demain – enfin après-demain, mais mon vol est à 4h du mat, je dois donc être à l’aéroport demain à minuit… ^^ – avec zéro plan pour le Brésil.
Le pays est tellement grand que je ne sais pas quel itinéraire je peux envisager avec le temps imparti.

J’ai entendu parler d’un désert au nord du pays, mais c’est genre à 40 heures de bus de Brasilia… Pour l’AR, je vais devoir compter 4 jours minimum, il faut que je vois comment me rendre sur place et surtout faire un point budget… Parce que le Brésil, c’est cher (sa mère !!!) et que mon budget se termine ^^

Bon, sur ce, la prochaine fois qu’on se parle, je serai en mode Chico Del Sol ^^ (Blazil, calnaval)
Fini l’espagnol (ouf !) et bonjour au portuglish. J’espère pouvoir communiquer facilement sur place et surtout réussir à rester safe.

Ca me ferait chier qu’il m’arrive une galère à quelques jours de la quille ^^