Colombie – Derniers jours à San Gil

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J’ai pas eu l’occasion de vous résumer mes derniers jours et pour cause, j’étais légèrement HS…

On est parti sur Barichara jeudi.
J’étais déjà un peu barbouillé le matin, mais bon, la journée s’annonçait idéale pour visiter ce petit village situé à quelques kilomètres de San Gil.
Enfin « idéale », c’est pas vraiment le mot. Il faisait chaud… mais chaud…! Il faisait une chaleur caniculaire. Et alors une atmosphère étouffante, t’es crevé à ne rien faire !

Arrivés sur place un peu après midi, on s’est tout de suite topé un resto.
On s’est arrêté au Happy Days, un petit resto à l’américaine, sauce 60’s, très sympa.
Barichara, c’est un spot très touristique, rien d’étonnant donc à ce que les prix y flambent et à ce qu’un menu du jour passe de 6000 à 12000 ^^

Cependant, on ne s’attendait pas à un menu d’une telle qualité. Fini l’almuerzo habituel (soupe, viande, riz, haricots, salade) et bonjour la gastronomie. Petit velouté de légumes avec croûtons en entrée, émincés de dinde dans une crêpe avec toast et salade, petit dessert et jus de maracuya et anis pour arroser le tout. Pétard, on s’est mis bien…

Mais on s’est tellement cassé le bide qu’on était plus en état de faire quoique ce soit… ^^
On a donc fait un petit tour du village, pépère – ça veut dire pauses multiples à l’ombre – et on est rentré au camping, les marseillais voulaient profiter de la piscine et moi, j’avais juste envie de siester…

J’étais tellement naze que je suis aller me pieuter vers 18h, sans miamer.
J’étais encore barbouillé, impossible de fermer l’œil et j’ai fini par sortir de la tente en pleine nuit pour aller ajouter la touche déco au jardin… J’étais parti pour vomir dignement aux toilettes, hein, mais j’ai été pris par surprise, du coup, j’ai fait mon château de sable à côté d’un pot de fleur. Le merveilleux déjeuner y est passé – je me revois en train de te dire qu' »on s’est mis bien »… ^^

M’enfin voilà, avec ce poids en moins sur l’estomac, j’ai pu somnoler un peu.
Impossible par contre d’avaler quelque chose le lendemain.
J’étais pas en mode gastro, mais j’avais juste pas faim.

Tu me connais, quand je suis malade, c’est la fin du monde, je suis pas d’humeur très causante… Ca me fait penser qu’il faudra que je rajoute infirmière, sur mon annonce Meetic (ou Tilt, tiens, apparemment, cette saloperie marche pas mal – comprendra qui pourra… ^^).

J’ai juste passé la journée à larver, à lire, dessiner et à (ne pas) m’hydrater au Coca – attention les enfants, le faites pas ça chez vous, ces thérapies médicinales sont réalisées par des professionnels ^^ – pendant que Matou, Cam et Yanka étaient partis à la cascade de Curiti (pour le coup, j’ai pas manqué grand chose, il a fait un temps de merde sur Curiti, pluie et orage, impossible de se baigner ou de canyonner…)

Et c’était vraiment pas le jour pour faire le ramadan, à son retour Cam avait préparé un de ces dîners de malade, avec salade, pavé de bœuf, fondue de poireau et purée de pommes de terre sautées… Rien que l’odeur, j’en chiale encore…

Mais mon régime à base de caféine gazéifiée à porté ses fruits, j’ai passé une plutôt bonne nuit, rêves légèrement chelous mais sommeil réparateur.
J’étais donc en meilleure forme hier, plus mal au ventre, mais un peu mal au cœur…

Car toutes les bonnes choses ont une fin, on arrive à la mi-juillet, il est temps pour Matou, Cam et Yanka de monter vers Tayrona et pour moi de descendre vers Bogotá.
C’est l’heure des adieux et cette fois, c’est la bonne (comme on dit).
On ne se reverra pas, ni en Colombie, ni au Brésil. Il faudra attendre quelques mois avant de se checker en France – eux ne rentreront qu’en septembre.

Ça fait bizarre de se dire ça. Sûrement parce que c’est aussi bientôt la fin de mon voyage à moi. Je commence à en voir le bout. Sûrement aussi parce que j’ai rencontré Matou et Cam à un moment où mes potes me manquaient trop (bande de salauds ! ^^) et qu’ils ont parfaitement fait diversion.

J’ai pas vraiment pris le temps de te dresser leur portrait, je ferai ça de vive voix, à l’occasion.
Mais j’espère que tu as pu déchiffrer dans mes posts, toutes les bonnes choses que je pense d’eux.

Les bons compagnons de voyage, ce sont des gens avec qui tu as beaucoup de choses en commun, des noms gens comme toi mais d’horizon différents. Des gens qui t’apprennent des choses tous les jours et à qui tu apprends 2-3 trucs à l’occasion. Des gens cools et attentifs, avec qui tu peux tout partager, tes chips, ta bière, ta glace, ta piaule, tes microbes, etc.

Ce sont aussi (et surtout) des gens avec qui tu peux être toi-même, avec qui t’oublie tes complexes, avec qui tout passe et avec qui le temps passe à toute vitesse…
Les bons compagnons de voyage sont ceux qui vont te manquer et à qui, espérons, tu vas manquer un petit peu.

J’espère vraiment qu’on gardera le contact – ne serait-ce que pour voir le second court métrage de Yanka « Ta chate s’est ma douleur » (sic) – et qu’on pourra se refaire ça sur Marseille ou Nantes !

Pour ma part, je pars sur Bogotá demain, en fait – oué, je vais larver un peu sur San Gil pour me remettre d’aplomb.

J’ai topé mon billet pour Brasilia (le moins cher que j’ai trouvé, genre 400€ !!). J’aurai donc 3 semaines et demi au Brésil, en espérant que tout roule. Je vais essayer de notre un max d’infos sur papier pour ne pas avoir à sortir la pad ^^
Mon vol n’est que le 21, j’ai le temps de bien visiter Bogotá et de me trouver un bon spot pour peindre.

Je voulais poster ça hier, mais on a eu le droit à une panne de courant dans tout le secteur…
Je devais même essayer de toper Matou et Cam au cyber du centre, mais j’imagine qu’ils n’ont pas traîné, comme tout était HS hier soir ^^

Comme tu peux le lire, ça roule, je vais aller miamer pépère et je vais streamer un truc taleur, avant de faire la sieste !