Colombie – Salento

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Je sentais qu’on allait bien la kiffer cette journée…
Et je ne me suis pas trompé !

Réveil pépère à l’auberge. L’endroit est vraiment tranquille, propice aux réveils en douceur.
Mon nid douillet, un 2 places avec d’énormes coussins bien moelleux, m’isole complètement du monde extérieur, avec ses rideaux au motifs rouges et blancs.

J’émerge donc à la cool, sur les coups de 8:30. Pas un bruit dehors, juste la lumière qui passe entre les volets, il faut déjà beau et chaud sur Salento.

Je suis seul tout dans la piaule, ma colocataire s’est barrée sur la pointe des pieds. On a pas encore eu l’occasion de se croiser lol – quand je suis arrivé hier, la nana siestait, quand je suis rentré le soir, la marmotte dormait… ^^

J’embarque un slip propre, ma serviette et ma trousse de toilette, direction la douche.
Pétard, la salle de bain tue ! La cabine de douche est énorme et il y a des plantes un peu partout autour. Le tout est ouvert sur l’extérieur, le plafond laisse entrer le soleil dans la pièce – pas besoin d’allumer la lumière et la salle est idéalement chauffée.

Le paradis, je te dis. J’ai le souvenir des douches en pleine jungle, en Malaisie, qui me revient.
C’était du bonheur aussi, là-bas…

Frais, propre et les bouclettes rebondies, j’ai à peine le temps de sortir de là que la taulière m’alpague et m’offre un verre de jus de mangue frais… La nana ne me laisse pas souffler une minute, mais son timing est parfait !

Du coup, je passe commande pour le petit déjeuner et j’enchaîne mon résumé (celui d’hier, hein… enfin, tu commences à être habitué(e) ^^).
Dix minutes après, Lili débarque avec un plateau blindé : œufs sur le plat accompagnés de tomates et aromates, toast, galette de riz, beurre, confiture, un jus d’orange et mon café…

Un truc que j’adore ici, peu importe où tu vas : quand tu dis merci poliment, on te réponds toujours « Avec plaisir » encore plus poliment.
Tu te sens de suite très bien considéré. T’es en apesanteur, au paradis et t’es pas prêt de toucher le sol… ^^

Le temps de checker mes messages, de sauvegarder quelques tophs et de me rencarder sur la suite de mon voyage (direction le nord, Cartagena et les Caraïbes, tu l’as mi-molle rien qu’en lisant le Lonely Planet, un truc de ouf)(désolé pour ce moment de vulgarité ^^) – et il est temps de rejoindre mes amis Matou et Cam pour la journée.
Au programme : petite balade d’une heure pour rejoindre une coopérative qui cultive et produit du café.

Il fait un temps de folie. Le ciel est couvert par d’épais nuages, mais le ciel est bleu, le soleil brille et il fait déjà chaud (pas lourd, bizarrement) sur Salento.
On se pose devant la jeep de Willy, convertie en percolateur ambulant, pour s’offrir un petit café de folie. Elle est bien loin, la machine à café de l’université… Le café est frais, fruité et pas si fort que ça, étrangement ^^

Et on décolle !
La balade est juste fantastique. Tu laisses Salento et son animation loin derrière toi et 15 minutes plus tard, tu te retrouves déjà seul au monde. Le chemin est agréable : t’es en pleine nature, entouré de verdure, d’arbres immenses et t’es obligé de t’arrêter tous les 20 mètres pour prendre des plantes, des fleurs ou des feuilles en photo.
Et y’a pas un bruit, t’es peinard, tu croises quasiment personne, tout ce que t’entends, c’est le cri des oiseaux et le bourdonnement des insectes. T’es bien !

Bonnes discussions et grosses barres de rire avec Matou et Cam, comme toujours j’ai envie de dire – on se marre bien, on se lâche, c’est ambiance scandale par moment, mais c’est top !

On arrive chez Azrica pour le coffee tour.
Les gens ont l’air bien cool ici. La nana nous accueille sur la terrasse de sa baraque et on se commande un petit café avant de commencer le tour. Ce petit café est au top et le spot aussi envoie du pâté. T’as juste envie de rien faire ici. Tu poses ton hamac et tu te paluches toute la journée…

On enchaine quand même le tour, hein, avec notre guide et sa fille. On traverse la forêt de caféiers du domaine, attrapant quelques grains de café ici et là et décryptant les informations à la volée.

C’est dense pétard, plus on avance plus les arbres sont hauts et plus il fait frais. C’est quand même blindé d’insectes et de toiles d’araignée, je te raconte pas l’état des cheveux – c’est Indiana Jones dans ma coupe afro ^^

Quand t’arrives au bout du domaine, t’as une vue de malade sur la vallée. Les champs s’allongent sur des kilomètres, on ne distingue la courbe des montagnes que par endroit, sinon la végétation a pris le dessus. De loin, tu distingues aussi les palmiers immenses, qui surpassent les arbres voisins et les larges feuilles de bananiers, dont le vert éclatant contraste sévèrement avec les teintes alentours. C’est chouette !

On apprend également comment, depuis 50 ans, cette famille collecte le fruit du caféier, en extrait le grain, le lave, le sec et le grille, avant de le moudre, le tout à l’ancienne.
C’est presque triste de voir qu’ils continuent à faire tout un tas de truc à la main, certaines tâches sont quand même bien rudes, mais ça impose le respect. D’autant que leur café est très bon !

Après la partie ludo-éducative, place à la dégustation, lol.
On se reprend un petit café, normal et on se commande un almuerzo à 2€ ^^
On a super mangé, toujours au calme, sur la terrasse. Tu croises vraiment pas un chat (enfin, en l’occurrence, deux ^^), c’est juste le bonheur de prendre son temps dans un tel endroit…

On repart ensuite, le ventre plein et du café souvenir dans les sacs, pour une petite balade dans les environs, pour rejoindre le cours d’eau. Très cool encore cette petite balade.
Je suis vraiment surpris de ne croiser personne. On n’est qu’à une heure de Salento et pourtant, on est seuls ! C’est quand même dingue que, dans ce décor de ouf, on soit les seuls connards à se balader… Le tourisme, c’est plus ce que c’était ma bonne dame… ^^

Mais on va pas se plaindre, au moins, y’avait personne pour nous emmerder !

De retour sur Salento, il est l’heure de l’apéro (17:30 lol, le mec est juste alcoolique ^^).
On s’attrape une bière sur la place et on se sépare pour quelques heures, le temps pour moi de prendre une douche, pour Cam de faire mariner le poulet prévu pour le dîner (le mec nous a mis l’eau à la bouche toute la journée ^^) et pour Matou de… se palucher…

Bien mangé, bien rigolé, encore une bonne soirée en compagnie de mes marseillais.
Par contre, notre paradis avait un petit goût d’enfer. L’auberge de Matou et Cam a subi une invasion, du coup, le coin pépère, calme, zen est devenu chargé, bruyant et un chouille tendu.
Mais bon, ce sont les aléas des auberges et autres backpacks…

J’ai laissé mes 2 amis au « dessert », Matou voulait une helado mais a fini avec un Cornetto de compétition, genre taille familiale – comprendra qui pourra ^^ – Cam a quand même dû l’aider à finir la gaufrette ^^

Et pendant qu’eux reprenaient leur partie de biffle-feuille – je laisse le plaisir à Cam, de t’expliquer les règles de ce jeu… ^^ – je découvrais mon enfer à moi…

Les gens vont et viennent dans les auberges, tu t’en doutes.
Tu peux tomber sur des gens cools, gentils, courtois, respectueux… Ou sur des groupes de nanas qui parlent déjà fort naturellement, parlent encore plus fort quand elles sont ivres et hurlent quand elles se clashent en chialant (parce qu’elles sont ivres, j’imagine…) ‪#‎CONNASSES‬

L’hystérie collective a bien duré 2 heures, jusqu’à ce qu’un type frappe à leur porte pour leur demander très (trop !) poliment de faire moins de bruit. De ton côté, tu hésitais à hurler « Shut the fuck up !! » mais ça n’aurait pas rendu grand chose, aphone comme tu l’es… ^^

M’enfin, on a quand même pu s’endormir vers 1h du mat…
J’ai quand même légèrement la trombine dans le fesses ce matin, je te cache pas.
J’vais aller me doucher et desayuner, ça devrait aider – et si ça n’aide pas, j’irai tatanner 2-3 anglaises, là, ça devrait me calmer ^^

Auourd’hui, je file me balader avec mes 2 potes dans l’aprèm, direction la cascade de Santa Rita.