Equateur – Quito

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Alors, je me la suis joué genre teaser de ouf, à propos de la journée d’hier, du coup, c’est parti !

Hier, comme d’hab depuis 5 jours – tiens, ça coïncide avec ma rencontre avec les marseillais Matou et Cam (comme par hasard…) ^^ – on s’est levé tard, genre bien après 10h et, comme d’hab depuis 5 jours (lol) on a loupé l’heure du desayuno…

On a quand même réussi à prendre un café dans une petite tienda en face de la place San Francisco.
Après, on avait un petit programme à suivre : direction le téléphérique pour se rendre au volcan Pichincha. L’idée était de passer la journée sur les hauteurs et de s’y faire un petit pique-nique (on avait fait quelques courses de crève-la-dalle la veille).

Du coup hop, on saute dans un taxi à 8$ – les petites séances de proctologie sud-américaines, il y a que ça de vrai – et 10-15 minutes plus tard, on est à la billetterie du fameux TeleferiQo.
Là, c’est 8,50$ l’entrée… Et tu te dis que tu as bien fait d’économiser ta rustine anale, plus tôt – en même temps, en Equateur, je crois qu’une petite boîte de rustine « de secours » n’est pas du luxe…

Mais bon, c’est notre première activité touristique, faut bien se lâcher un peu.
On paie donc nos entrées et on fait la queue pour monter dans une cabine. Le téléphérique est juste hyper lent, lol !
Tu sais bien que la montée se fait à 2 à l’heure, histoire de profiter de la vue, mais de là à attendre 10 minutes que la cabine fasse demi-tour, s’arrête, ouvre ses portes, t’embarque et reparte, c’est un peu abusé – mais on est en mode blasé, donc ça râle pour un oui pour un non.

Au final, on monte doucement, accompagnés d’une vieille aigrie (qui a l’air de se faire chier, un truc de ouf)(après, j’avoue, si t’as des hémorroïdes et que tu viens de prendre le prix de l’entrée dans les fesses, ça doit piquer un chouille, de quoi tirer une gueule de 3km ^^), d’une russe vulgaire (« habillée comme une p*te dixit Cam ^^) et d’un mec qui essaye de se la faire (et faut avoir faim…^^).

Le temps n’est pas vraiment idéal pour les tophs. Il fait gris et les nuages alentours sont quand même bien balaises, ça sent l’orage, la pluie, le déluge, l’apocalypse.
Arrivés au sommet, on fait les mecs blindés, on s’offre des cafés à 2,75$ – j’ai fait le foufou, j’ai pris un cappuccino ^^
Et puis on décolle pour une petite balade à la fraîche, dans les herbes jaunes et humides qui entourent le volcan.

C’est très chouette, malgré le temps pourri, de se balader dans le spot.
Ca rappelle un peu la NZ, les hautes herbes sont dorées et c’est très vallonné. Il y a aussi de longues et profondes failles qui fissurent le terrain, c’est presque dangereux par endroit.

On marche bien 2 heures au final, allure pépère et un moment, on décide de couper à travers champ, histoire de se retrouver plus haut sur le sentier officiel. Ca monte sévère, tu transpires, ça fait du bien ! Et quel plaisir d’atteindre cette altitude, pile au moment où le ciel se dégage et où quelques rayons de soleil révèlent les couleurs des montagnes et vallées autour de nous.

L’instant est parfait pour une pause pique-nique.
On sort le matos et on se prépare des sandwichs mortadelle, oignon, tomate, mayo. Le truc bien affreux, pas cher, mais pas très bon non plus ^^

Descente en téléphérique (encore une bonne vingtaine de minutes à glander, mais cette fois, on est que tous les 3 dans la cabine, c’est plus détendu ^^) et retour dans le centre historique à pieds, l’occasion de passer par des quartiers moins touristiques. Bonne vibe !

Retour à l’hôtel, le temps de souffler un peu et on s’organise une petite soirée avec notre ami/sauveur Carlos.

Le mec vient nous chercher en caisse, place de l’église et nous fait faire un tour de Quito by night, un truc de dingue. Le genre d’endroit où les touristes ne vont pas trop à cette heure de la soirée ^^

On commence par El Panecillo, une statue de vierge ailée sur les hauteurs de Quito. La statue est éclairée de nuit, c’est top ; mais alors, la vue de Quito qu’on a depuis ce mirador est magique. C’est la voie lactée, tout un tas de lumières blanches et orange qui cristallisent la ville, un truc de malade !

On s’arrête ensuite un peu plus haut, près d’un monument hommage à la guerre avec les espagnols (me demande pas quand, ni pourquoi). La vue est aussi belle, d’autant que de là-haut, on aperçoit également El Panecillo, en tout petit, c’est fort !

On fait les cons le temps d’une séance photos et on décolle manger des pinchos (brochettes de viandes bien fat, accompagnées de salade et pommes de terre, un régal !).
Ensuite, c’est la pause bière de l’amitié, lol, pendant laquelle on se prend quelques barres de rire grâce à Cam et à ses mimes de dingue ^^

Le mec nous parle d’un cocktail du Pérou, à base de sperme de lama. En espagnol, Cam teste un « spermo », qui laisse note ami Carlos un peu perplexe lol ^^
Du coup, Cam nous mime une petite branlette à sa manière et tout le monde comprend
#‎TranquiloPépère‬ ^^

Après tout ça, c’est le temps des adieux. Bye bye Carlos, hasta la proxima et encore une fois muchas gracias !

Nuit pépère, justement et réveil vers 8:30 pour tout le monde.
Matou et Cam partent pour la Colombie dans la journée, moi, j’ai de la paperasse administrative à faire et du courrier à envoyer.

On se prend un dernier café, en terrasse monsieur, comme si on était riches ^^
Et c’est l’heure des au-revoirs cette fois. Rendez-vous est pris en Colombie, pour se prendre une petite bière bien fraîche au soleil !!
C’était bien cool de partager ces derniers jours avec vous, les amis. Prenez bien soin de vous, amusez-vous bien et on se revoit bientôt !

J’ai passé ma fin de matinée à envoyer des cartes postales et à gérer mon retour au taf.
Après ça, j’ai glandé un peu dans les rues de Quito, je me suis tapé un almuerzo de ouf et je suis tombé sur un fanzine de graff, en passant devant un kiosque. Un petit souvenir d’Equateur ^^

Et puis je suis allé acheter 2 bubs, je me suis baladé au nord de la ville, suis rentré sur le campus de l’université de Quito (où j’avais repéré un mur pépère) et bim, j’ai tapé un bronze !
Pas coulé un bronze, connard, j’ai tapé un graff couleur bronze.
Bref, peindre en Equateur : check !

Le truc se voit de l’avenue Universitaria, un truc de ouf. J’y suis allé en mode vandale, du son dans les oreilles et hop, 10 minutes après, petite toph et bye bye ^^

Voilà, voilà, demain, je pars sur Otavalo, essayer de toper Olivia Black. L’occasion d’aller boire un coup, tiens et apparemment il y a un lac sympa dans le coin.