Equateur – Guayaquil

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Bon, Guayaquil, c’était comment dire… Pas terrible.

Grande ville, plein de monde, pas si près de la plage que ça… Du coup, niveau balade, on s’est contenté – oui, je suis toujours avec Matou et Cam ^^ – d’une balade sur le front de mer, d’une petite expo photo au musée anthropologique (bien cool ça, d’ailleurs) et d’un parc à iguanes en plein centre-ville.

Ciel couvert, il fait chaud et lourd. Du coup, la petite bière en fin de journée fait un bien fou ^^
Retour à l’hôtel le soir et après quelques recherches, on finit par faire un point sur la suite de nos périples.
Matou et Cam voulaient partir sur la côte, voir les plages etc. Moi, je essais descendre sur Cuenca, avant de remonter le pays, direction la Colombie. Au final, après 2-3 recherches, on finit par se dire qu’on pourrait filer tous les 3 vers Riobamba et passer le week-end dans le parc national de Sangay.

Sur le papier, c’est top, on peut y faire kayak, rafting, trek etc. C’est pas loin de Riobamba, on peut donc y aller dans la foulée. Et dans le Routard, ils disent qu’il y a même de quoi loger sur place. Sur le papier, c’est toujours simple… Et puis tu finis par te torcher avec ce papier…

Bienvenue en Equateur !

Le pays où personne ne sait rien ^^
C’est pas comme au Pérou, où les gens savent et où, soit il faut payer pour avoir l’info, soit ils n’en ont rien à foutre de toi. Ici, les gens veulent t’aider, mais ne savent rien ! Mais rien de rien, c’est barge !

A Guayaquil, déjà, tu demandes où se trouve l’office de tourisme ou autre, personne ne sait. Pas même les flics. Tu demandes la direction d’un parc, pareil, même si au final, le parc est à 3 minutes…

Alors, au terminal de bus, t’es content, il y a un bureau d’information. Tu vas donc pouvoir te renseigner sur la manière de te rendre au parc de Sangay… Sauf qu’il n’y a personne !
Seule solution, demander aux agences de voyages du terminal.

Une nana nous répond qu’elle ne peut pas nous aider, mais la seconde fois, elle claque la porte au nez de Matou ! ‪#‎nonMaisQuelleGrosseP‬
A une autre agence, on nous dit que c’est cool, on a juste un bus à prendre et on se fera déposer au parc… Ok…

On monte donc dans le bus à 16h, direction Macas. Sur le chemin, ça monte pas mal. Le temps se gâte, les nuages noircissent et du coup le décor s’assombrit à chaque virage. Mais c’est beau à voir. C’est très vert ici, les montagnes sont vierges et on croise chutes d’eau et lagons.

Et puis le bus nous arrête devant un resto minuscule en bord de route. Perplexes, on sort quand même les sacs etc. En se renseignant auprès de la taulière, on apprend qu’il y a un refuge un peu plus loin sur la route. Le bus nous propose de nous y déposer.

Quelques bornes plus tard, on est au milieu de nulle part et on arrive devant une baraque qui a l’air plus abandonnée qu’autre chose.
Le bus nous dépose et se barre direct. Il commence à pleuvoir et les nuages bas recouvre le spot d’un brouillard épais, on y voit rien à 20 mètres…

La baraque est vide et fermée. Verrouillée, devrais-je dire, à coup de cadenas etc.
Impossible donc d’y passer la nuit. Et personne, pétard !! On est juste 3 connards au milieu de nulle part, dans le brouillard, sous la pluie, au crépuscule… Dans la mierda, oui !!!

Seule solution pour nous, repartir sur nos pas, en direction du resto croisé plus tôt, en espérant y croiser une bagnole ou un bus pour nous déposer… quelque part au sec ^^
On marche 10 minutes, j’ai les pieds mouillés (je t’ai déjà parlé de mes chaussures en fin de vie ?!) et mon jumper est noyé…

Une voiture passe, on s’agite colle on peut, mais ces enfoirés accélèrent et tracent… ‪#‎enculés‬ !!
On remarche un peu et Cam entend un bruit de moteur au loin. On y voit rien, sérieux. Impossible de jauger la distance, c’est Blair Witch… Et puis on aperçoit de la lumière, puis des phares.

Rebelote, on s’agite pour être sûrs que la voiture nous voit et s’arrête.
Cette fois, c’est bon. Le mec s’arrête, ouvre la porte et on se précipite à la fenêtre pour lui demander de l’aide.

Le mec, cool, nous embarque direct. Matou et Cam s’entassent derrière avec les sacs et je monte devant. Je fais mon possible pour expliquer notre situation, dans un espagnol approximatif mais visiblement compréhensible. Notre sauveur nous explique qu’on est bien dans le parc national mais qu’il faut réserver (via agence ou guide privé) pour pouvoir squatter le refuge etc.

Carlos est flic à la frontière péruvienne. Originaire de Quito, il profite de ses 3 jours de congés pour retourner dans sa ville d’origine. Il a visiter Paris l’année dernière et en a gardé un très bon souvenir. Il est donc content de rencontrer des français. Et de notre côté, on lui doit une fière chandelle !!

Arrivé au resto, je descends m’enquérir du prix pour une nuit et des possibilités de repas etc. C’est cher. Trop cher pour nous. Carlos nous propose de nous déposer sur Riobamba – retour à l’envoyeur ^^

Dans la voiture, on discute pas mal. On aborde plein de sujet, on parle de nos voyage, de la France, de l’Equateur, de politique etc. C’est très cool.

Une petite heure plus tard, on s’arrête prendre de l’essence. Là encore, c’est l’Equateur, lol : personne à la station service. Du coup, on est avec une autre bagnole et on attend que quelque débarque… Trois minutes plus tard, c’est une bagnole de flics qui débarque. Les flics nous disent qu’ils vont chercher le mec de la station… Normal… ^^

Le mec débarque en moto, 10 minutes plus tard. On fait le plein, Carlos refuse notre participation financière et nous propose en plus de nous déposer sur Latacunga, petite ville sur la route de Quito. Apparemment, on pourra y passer la nuit et enchaîner avec le parc du Cotopaxi.

Deux heures plus tard, on arrive sur Latacunga. La ville s’endort, c’est mort. Il n’y a plus grand chose d’ouvert et on y croise que 3 hôtels. Avec l’aide de Carlos on arrive à se trouver une piaule pour trois à 15$, c’est cool. C’est glauque, ça sent l’hôtel de passes, mais c’est pas cher et on est juste morts donc ça fera l’affaire !

Carlos, toujours aussi prévenant, nous dépose ensuite dans un petit resto pour qu’on puisse manger. Il doit partir, il a encore de la route (faut dire qu’il est genre 23h). On se dit donc au revoir et rendez-vous est pris pour se toper sur Quito 2-3 jours plus tard. Muchas gracias amigo !

À l’hôtel, on se pose et je mets pas longtemps à m’endormir, je suis vraiment lessivé…

Réveil tardif le lendemain (hier). Après cette journée de merde, on avait quand même bien mérité une petite grasse mat. On se lève vers 11h. On tope une boulangerie en face pour se prendre un café et manger un bout (j’avais genre 6 viennoiseries et un café pour 1,80$ ^^).

On se recarde sur le fameux parc du Cotopaxi et d’après le Routard, faut quand même réserver et bien casquer pour s’y rendre. C’est mort, on commence à être légèrement blasés, du coup, on décide de filer sur Quito direct et de s’y trouver quelque chose à faire.

On part direct en direction du terminal et on tope le second bus qu’on trouve.
Le premier ? ‪#‎LAULE‬ ! Cet enfoiré de chauffeur a essayé de nous la mettre a l’envers, genre quand Cam lui a demandé combien c’était pour Quito, le mec a fait genre de calculer les heures etc. (mais trop mal, genre Pinocchio… ^^) et nous a balancé 4$ ! On a tous hurlé au scandale lol, genre no way, vas-y 2$ !! Et là, touché par la grâce, le mec nous dit « Ah oui, non, 2,15$ »… On essaye de négocier à 2$ mais le mec ne lâche rien.

Je demande à coté, même prix, mais on était tellement blasés de l’autre connard qui a essayé de nous la mettre qu’on a donc pris le second ^^
(T’as toujours la sensation de te faire entuber, mais un peu moins…)

Bref, 2 heures après, on déboule sur Quito.
C’est chouette ! Rien à voir avec Guayaquil, la capitale a l’air plus aérée, plus sympa, moins chargée, on respire déjà beaucoup mieux.
Rien qu’au bureau d’information du terminal, déjà, il y a 2 personnes lol !!! On nous file cartes et infos en 2 temps 3 mouvements, c’est cool !

Un coup de bus plus tard, on est dans le centre historique. Ca rappelle un peu Cusco, mais en plus cool, moins de touristes, donc moins de vendeurs à la con dans les rues et sur les places.
L’office de tourisme nous indique un hôtel pas cher.

On se pointe donc à l’hostal Sucre où on est reçus par Jose, un petit équatorien a la trombine sympathique et à la voix dopée à l’hélium ^^
Le petit mec est rigolo et nous offre un piaule 2 lits pour 6$ par personne. Pile dans le budget !

Après ça, il est quand même 17h, il est temps d’explorer la ville et de toper de quoi miam.
Le McDo est trop loin, on s’arrête donc au KFC ^^
On se torche une bigbox chacun et on part en balade digestive dans les petites rues de Quito.

Pétard, c’est trop beau. La nuit tombe, le ciel couvert se dévoile partiellement, les teintes de bleu sont magnifiques. Et alors la plupart des édifices sont éclairés. Pour te donner une idée, les bâtiments sont blancs, les lumières extérieures bleutées et les lumières intérieures oranges. Le contraste avec le bleu du ciel est juste superbe, on prend un plaisir fou à se balade dans ces rues qui se vident à mesure que la nuit tombe.

On se pose sur la place principale, pour se prendre une petite bière et je tombe sur Beth, l’anglaise avec qui j’étais en Bolivie, sur Isla del Sol !! Mon aimant à potes est efficace ^^

On a terminé à l’hôtel, pépère à discuter et à télécharger des conneries.
Ce post est méchamment long, il est temps de conclure.

J’ai passé une bête de journée avec mes 2 compères marseillais, je vous raconterai les détails demain.