Pérou – Machu Picchu

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5:30 le réveil sonne. On est samedi, jour J pour l’expédition au Machu Picchu.

Toilettes express avec mon compagnon de route Guillaume et on est frais et dispos pour rejoindre Elodie sur la place principale à 6h – Virginie, en sportive qui s’ignore, nous rejoindra au MP avec le bus de 6:45.

Bizarrement, ça caille pas trop dehors, le bonnet et l’écharpe sont vite rangés dans le sac.
Pour se rendre au MP depuis Aguas Calientes, deux solutions : 20 minutes de bus à 12$/aller ou 1 heure édé de chemin bien pentu à base de marches en pierre.

Sportifs, motivés ou simplement grosse pince, on a opté pour la marche.
Bon, c’est pas super hard, on a réussi à torcher le tout, avec Guillaume en une quarantaine de minutes je dirai. Sans forcer en plus, moi j’étais encore dans les pensées littéraires, du coup, j’ai pas vraiment calculé qu’on semait légèrement Élodie (qui se ménageait, hein, n’allez pas croire qu’elle galérait ^^).

Arrivé sur le site, t’as quand même un peu chaud, mais ça va. Et tu comprends très vite qu’avec tous les touristes autour de toi, tu ne risques pas d’avoir froid… On va se tenir bien chaud, à 10000 sur les chemins du trésor péruvien… ^^

C’est la folie, c’est la bordel, c’est Disneyland. Ca se bouscule de partout, pour une toph, une selfie et pour le coup, s’être levé si tôt n’aura servi à rien, tant à notre arrivée, le site était déjà noir de monde. Noir ? Je devrais dire rouge, bleu, rose, fluo, marron, enfin un véritable patchwork de parkas qui déambulait dans l’ancienne cité inca.

Mais bon, on était prévenus, c’est quand même l’une des 7 merveilles du Monde – pour les 6 autres, voir avec Elodie, qui est incollable sur le sujet.
Donc bon, faisons court, le Machu Picchu, c’est beau, c’est vert, c’est au milieu des montagnes, tu croises des lamas, tu kiffes ta méga race !

Enfin, pour être honnête – et pour le coup, Guillaume, qui est aussi en tour du monde depuis un bail s’est fait la même réflexion – sur place, je ne réalise pas vraiment que j’y suis. Tout pour moi semble si… normal. Je sais, c’est abusé, mais j’en ai sans doute trop vu, je ne sais pas.
Je n’ai pas été touché par la lumière, rien d’exceptionnel pour moi, de me trouver en ce lieu.
Alors soit, du haut de mes 33 piges, je suis déjà blazé grave, soit j’en ai trop vu cette année (et de mieux, soyons honnêtes), soit cet ambiance « début des soldes chez Zara » a juste enlevé toute magie à ce moment.

M’enfin, comme pour toute chose, l’important, c’est les gens avec qui tu passes le moment.
Et je dois dire qu’avec Guillaume, on a passé une très bonne journée – ah oui, parce qu’Elodie et Virginie sont parties de leur côté, elles avaient peur de nous ralentir ^^

Grosse matinée donc, à se balader, à esquiver les selfie-sticks, à attendre pour prendre une toph correcte, lol et à discuter. Le meilleur moment, je pense, c’est quand tu marches vers la Puerta del Sol, un spot haut perché d’où tu as une vue magnifique de la cité principale – qui à cette distance, semble vide de monde. D’ici, tu t’aperçoit que le MP n’est qu’une toute petite cité ancrée au milieu de montagnes gigantesques. C’est chouette !

Apres, ca, il était midi édé et on devait redescendre, avec Guillaume, pour retrouver les filles (et peut être nos amis belges) sur AC, vers 14h.

La descente, tu l’as sens plus que la montée bizarrement, t’as les jambes qui commence à trembler – mais c’était quand même moins hard que les premiers jours du trek au Népal lol

À AC, on passe toper nos sacs à l’hôtel et on file sur la place avec un objectif avant de toper les filles : TROUVER À MANGER !!! Sérieux, on avait un bon creux. Et sachant qu’on se préparait à marcher encore 2 heures pour rejoindre HydroElectrica, il nous fallait un truc dans le bide !

Un bon quart d’heure après 14h – on est dans un resto de la place, à attendre nos burgers-frites à emporter – on aperçois Elodie, toute seule… Oulah, c’est mauvais signe…
En fait, les filles sont descendues à pieds elles aussi, sauf que pour Virginie, ça a été un peu compliqué. Faut comprendre aussi, la pauvre n’a pas l’habitude de marcher si longtemps, à haute altitude et encore moins de descendre de manière si hard.

Enfin du coup, elle a pris un peu cher et avait vraiment besoin de repos. Le truc, c’est que l’option train, au départ d’AC pour HE ou même direct Cusco (quitte à payer une torche) n’était plus disponible, le dernier train partant d’AC à 13:30…

La seule option pour les filles étaient de repartir sur HE à pieds, comme nous, soit 2 heures de marche… Pas cool pour Virginie, mais pas le choix…
En attendant, elles avaient surtout besoin de souffler un brin et de manger.
On est donc parti en premiers avec Guillaume.

Pendant la marche, j’avais ma bubs à la main et j’ai posé mon blaze à chaque poteau, lol, en mode autopromo ambiance scandale ^^
Sur les 2 heures de marche, on a bien discuté aussi, parce que Guillaume mate les animes de One Piece et comme je continue de lire les bouquins, on a bien échangé sur les intrigues diverses etc.

Arrivés à HE, on tope un van direct et on part pour une heure de zigzag entre les montagnes.
Il fait nuit quand on arrive sur Santa Maria, il faut qu’on se speed à trouver une piaule – on était moyennement chaud pour rentrer sur Cusco de nuit, direct, au contraire des filles, qui avait réserver leur hôtel et devaient enchaîner.

Au bout de 10 minutes, on a une piaule correcte, à 5 minutes du terminal du bus, pour seulement 10 soles, nickel !
Du coup, on pose les sacs et on part se caler le bide dans un des restos près du terminal.
Les restos de l’avenue sont tous les mêmes, des polleterias, des restos de poulet frit. Quand on entre dans le resto, lol, Guillaume demande le menu et tout le monde se marre. Le petit serveur nous répond « pollo (poulet) ».

Bref, on tope le plat à 7,50 soles, laisse tomber l’assiette est blindée : gros morceau de poulet (brûlant), riz, frites, salade, on s’est détruit ! Pétard c’était bon en plus ^^

Après miam, il est 7:30 passées et on sort voir si on peut attendre les filles.
Trois minutes après, les voilà qui débarquent.
Du coup, on papote un brin – les pauvres ont du payer tarif de nuit pour le van, genre 20 soles au lieu de 15, vraiment pas de bol…

Elles décident d’aller prendre une bière pour se remettre de cette journée de folie.
Je les accompagne, en leur indiquant le resto cool où on était avec Guillaume.
Pour éponger, elles commandent (enfin c’est moi qui commande, pour être exact lol) une assiette du plat maison et on discute.

Au moment de partir, l’ardoise est légèrement salée. Genre on leur demande 40 soles, pour une assiette à 7,50 et 2 binches – ça fait quasi16 la binches… Un peu abusé, même pour le Pérou… ^^
Un peu perplexes, on sort et on accompagne les filles jusqu’à l’arrêt de bus.
J’ai quand même du mal à croire que la gérante du resto – avec laquelle app a bien discuté avec Guillaume – ait entubé les filles comme ça, du coup, je retourne au resto (mode justicier ON) et alors, tu me crois, tu me crois pas, j’ai réussi, en espagnol à :

– expliquer la situation
– faire part de ma surprise
– récapituler l’addition
– récupérer l’argent (parce que la vieille serveuse s’était quand même bien craqué…)

Enfin voilà, une bonne chose de faite. On a pu dire au revoir aux filles l’esprit tranquille – ça me tracassait d’autant plus qu’elles m’avaient payé un verre de bière… ^^
Quant à nous, avec Guillaume, on s’est pieuté pépère et vous aurez le résumé de la journée d’hier et d’aujourd’hui, demain !

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