Bolivie – Arrivée sur La Paz (en passant par Cochabamba)

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Voilà, après 2 bons cafés et une vraie douche (j’entends par là VRAIMENT chaude, lol), je suis d’attaque pour ce petit rapport que je vais m’efforcer de synthétiser un brin (pour changer…)

Remontons donc le temps à mercredi, 2 jours plus tôt.
J’étais encore sur Sucre, à attendre mon bus (de nuit) pour Cochabamba – au nord de Sucre. Edgar, m’avait conseillé Santa Cruz, mais c’était un chouille trop à l’est et le transit vers La Paz m’aurait coûté en temps et en argent…

L’idée, donc était d’économiser sur les 2 plans, en enchaînant une nuit dans le bus, visite de Cochabamba et re-bus de nuit pour La Paz.

L’attente de mon bus à été des plus productive, j’ai enchaîné 3 illustrations dans le carnet et j’ai pu assister à la demi-finale de Champions League Real – Juventus avec tous mes potes en attente au terminal ^^

À 19:30, c’est l’heure d’embarquer.
À ma montée dans le bus, oh surprise, un papy bolivien est à ma place.
Je lui fait part de la surprise et lui indique qu’il se trouve à ma place. Il me baragouine un truc en quechua ou en espagnol (vas savoir…), je ne capte rien (ah bon ?!) et cela vient de les lacunes en langue ou du fait que le mec est, en bon feuille-de-cocaïnomane, à moitié défoncé ^^

Toujours est-il qu’avec mon espagnol minable, impossible de me vénère comme il faut sur cet enfoiré, j’ai donc lâché un « basta, esta bien esta bien », blazé de ouf qui a laissé nos covoyageurs perplexes…

Je m’assieds et, oh surprise, le mec pue la coca avariée – mais le truc qui te prend à la gorge – et a la crève de type contagieuse… Fait chier !
Pendant le trajet, j’essaie tant bien que mal de fermer l’œil, mais impossible : le parasite tousse, gémit, agonise et, en s’enroulant dans sa couverture, me touche un poil trop… Il finit même par terre ce con, accroupi et instable, appuyant sa tête sur mes genoux à l’occasion… connard !!

L’arrivée, à 5h du mat, sur Cochabamba est des plus salvatrices, t’imagines bien – sérieux, j’ai passé le plus clair de mon insomnie à imaginer les différentes manière de nous débarrasser de ce parasite…

Petit déjeuner express au terminal, histoire de laisser le temps au soleil de se lever et découverte de la ville, après avoir laisser mon sac a dos à la consigne.

Premier sourire : les bus. Ils sont clinquants, brillants et colorés ! Rouge et Chrome pour la plupart, on les croirait sortis tout droit de chez West Coast Custom (I wanna pimp my riiiiide… Damn right ^^). Par contre, ça sent la ville, c’est légèrement encombré sur la route, ça sent le gaz d’échappement et ça klaxonne, retour en terre indienne…

Deuxième sourire : les feux de signalisation de certaines rues. Qui n’existent pas ^^
Ce sont donc des nanas, au carrefours des petites rues, qui font la circulation avec des drapeaux rouge et vert, énorme ! Et quand la zone est proche d’une école, ce sont des intermittents déguisés en zèbre qui accompagnent les enfants pour traverser ^^

La ville est très chouette sinon, rouge comme Toulouse et située dans une cuvette montagneuse. Comme à chaque fois, les habitations s’entasse sur les flancs de collines et de montagnes, aussi haut que possible. J’aime vraiment beaucoup cet esprit favéla, même si ici, pas de patchwork de couleurs, tout est couleur brique.

Petite promenade au bord du lac. Ça commence à taper, pétard, ici, c’est très froid, puis très chaud, puis très froid !! Autour du lac, c’est jaune vert. Je dirai que ce fut une plage d’herbe à l’époque, mais qu’aujourd’hui, c’est un dépotoir. C’est pollué sa mère ! Et c’est dommage, parce que les montagnes se reflètent très nettement dans le lac, ça envoie du lourd, mais t’as les pieds dans la merde en prenant tes tophs…

J’enchaîne avec un petit trek jusqu’aux pieds du Cristo de Concordia, une statue qui domine la ville, haut perchée sur sa montagne.
Sur le chemin, tu croises des chiens à moitié vénères, pétard, t’es pas loin de te faire chiquer ! Heureusement, un mec est là et leur balance des pierres pour les faire fuir ^^
Bonne idée, j’embarque un caillou, juste au cas où…

La fin du trek est une petite grimpette d’au moins 1 milliard de marches (lol) vers la statue.
Tu trimes sur les marches, d’autant que le soleil tape, mais t’es content d’arriver : quelle vue de ouf tu as sur la ville, le tout à 360 degrés et au calme. Il n’y a personne, à peine 5-6 personnes, pas un bruit et de l’ombre aux pieds des arbres !

Une ambiance parfaite pour se poser, dessiner et s’offrir une petite glace (noix de coco) en récompense. Aaaaah quel pied !!

Tiens, ça me rappelle la glace qu’on s’était offert avec Seb sur Pakse (Laos) : glace coco et haricots noirs miam de chez miam. Je vais devenir accro à ce truc, sérieux, c’est rafraîchissant de ouf !

Descente à la cool pour rejoindre la civilisation et fin de journée à visiter la ville.
C’est bien graffé ici, mais c’est quand même majoritairement sale. Les mecs tagguent partout et, hormis quelques tueries, tu ne croises que des tags bien vandals, bien crades, dans toutes les rues et avenues, jusque sur les monuments et les églises… ‪#‎laTristesse‬

Les tags ici, c’est comme partout en Bolivie j’ai l’impression : beaucoup de déclarations d’amour lol

Retour au terminal avant la nuit, j’arrive à toper un semi-cama de nuit, plus confortable (et moins cher bizarrement) que celui de la veille. En espérant de toutes mes forces ne pas tomber sur un relou qui squatte la place… ^^

Par chance, le trajet se passe sans encombre. J’arrive même à fermer l’œil et les 9 heures de voyage passent plus vite que je ne le pensais.

Arrivé sur La Paz à 6h, ça caille sévère ! Faut dire, le terminal est ouvert de tous les côtés (entre les murs et le toit, juste un espace de 2 mètres…).
Le temps de prendre un café et de toper une carte de la ville, je pars à la recherche dune piaule pour ce soir – bon, en réalité, j’ai surtout besoin d’une douche bien chaude et de wifi pour vous donner des news.

J’arrive, au bout d’un petit 1/4h à toper un backpack correct pour 45 bolivianos. Je pose mon sac et je trace (la douche attendra un deuxième café).
J’ai donc fait un petit (non grand, soyons sérieux) tour de la ville, à mater le street art local – c’est plutôt coloré ici ! Je fais le tour du parc urbain, d’où t’as une vue de malade sur la ville en contrebas.

Pause petit déjeuner numéro 2 au marché (classique et pas cher lol) et je monte jusqu’à un mirador avec vue de malade sur la montagne ! Comme Cochabamba, La Paz est au cœur des montagnes. La ville s’étend sur des kilomètres et les maisons s’entassent jusque sur les hauteurs des différentes montagnes alentours – de droite à gauche, les montagnes sont vertes, grises, ocre et tu aperçois très nettement la Nevado Illimati, une montagne magnifique de la cordillère des Andes. C’est très chouette ! Et ça mériterait une toph au petit matin…

Si j’ai pas trop la flemme, qui sait, j’irai ptet assister au lever du soleil demain ^^