Chili – Pucon

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Ok, c’est légèrement la folie au Chili ^^

Bon, vous êtes tous au courant des éruptions de monsieur Calbuco, mais ici aussi, sur Pucón, on prend un peu cher lol

Quand je suis arrivé sur Pucón, je n’ai pas été si choqué que ça par les cendres dans la ville.
Par contre, en arrivant sur la plage, laisse tomber, le sable est marron !
Oui, ça n’a l’air de rien, mais à la base, c’est une plage de sable noir !! C’est juste lunaire ici !

J’ai fait un journée de balade avant-hier, mais c’était à la cool, juste pour découvrir la ville et ses alentours. J’attendais hier pour faire un petit tour au parc national du coin. C’était sans compter sur la météo et ma poisse légendaire ^^

Dans la nuit d’avant-hier à hier, ça soufflait sa mère, un truc de dingue.

Oups, petit aparté sur l’auberge où je me trouve.
Je suis à l’Elementos Eco Hostel. C’est une baraque écolo à la cool, où on tri, recycle, économise l’eau etc. Il y a donc une maison principale avec tout ce qu’il faut et les dortoirs (de 4 lits) sont à l’extérieur, dans une sorte de long garage/débarras aménagé. C’est relativement bien isolé mais ça reste bricolé donc il y a de l’aération ^^

(Niveau occupation, on était 4-5 quand je suis arrivé et depuis avant-hier, il n’y a qu’un couple d’allemands et moi. C’est calme ^^)

Du coup, quand le vent souffle, tu le sens bien passer, ça siffle un peu dans tous les sens ^^

Bref, je savais que ça avait grave soufflé dans la nuit et le matin, vers 9h, pareil, ça soufflait encore bien. En ouvrant la porte pour aller prendre mon petit déjeuner, l’hallu : on y voit que dalle ! Tout est plongé dans un brouillard blanc/gris/beige (un nom pour cette couleur ?!) et le vent continue de faire danser les cendres dans l’air. C’est Silent Hill, le retour du cendrier urbain !!

Arrivé à l’intérieur de la maison, c’est calme. On est au petit déjeuner avec Maggi et Riccardo (les allemands très sympas rencontrés sur place – I won’t make and long sentence making no sense like Lonely Planet, but it was nice to meet you. I hope we’ll be able to meet again un another country ! Drive safe and take care) et on a vite compris qu’on ne pourrait rien faire aujourd’hui (enfin hier, si tu suis) lol

On a donc passé la journée à discuter, à voir des cafés/thé jusqu’à 19:30, moment où mes compatriotes européens devaient aller prendre leur bus pour Santiago.
Très bonne journée au final, à rester enfermés mais sans s’ennuyer !

La mauvaise nouvelle, c’est que sur ces 4 jours à Pucón, je n’aurai pas pu voir grand chose, malgré la mignonceté du coin…

Et pour finir, le planning en prend un coup de plus ce matin : apparemment, de fortes intempéries ont frappés le sud du Chili, notamment la région du parc Torres del Paines – et j’imagine une partie du sud de l’Argentine.
Je pensais pouvoir rejoindre Ushuaia en descendant, mais apparement, ce n’est pas recommandé.

En parallèle, un obstacle financier à pointé le bout de son nez hier, en discutant avec Maggi et Riccardo. L’Argentine, sa mère, c’est cher ! CHER !!! En gros, pour rejoindre Ushuaia, juste l’aller (en passant par les étapes incontournables), c’est au minimum 7 voyages. Et le pass 7 voyages (pour voyager moins cher en Argentine lol) c’est quasi 600€ (moins cher mon cul !).
Si j’ajoute à cela le billet retour sur Buenos Aires, 200€, les hôtels et la bouffe, ça va juste exploser le budget de ouf !!! Putain, mec, c’est l’Amérique du Sud bordel, ça devait pas être une étape discount de ce tour du monde ??!!!

Bref, une option plus raisonnable (niveau sécurité) serait de partir au nord, de rejoindre la Bolivie direct et enchaîner avec Pérou, Equateur, Colombie et faire un point budget à ce moment là. Je pourrai éventuellement prendre un billet Bogotá – Ushuaia, ne faire que la Terre de Feu – écoutez le l’autre, « que » la Terre de Feu, il se sent plus… ^^ – et toper un retour sur Buenos Aires et finir en bus jusqu’à Sao Paulo, en longeant l’Uruguay…

Peut être un peu ambitieux tout ça, lol, mais bon, le temps passe (presse ?) et il va falloir, des choix. Des choix de cœur, de raison, des choix d’optimisation de temps, d’argent.
Alors, à mon sens, faire des choix c’est se limiter, c’est (se) compromettre et donc toujours des choix merdiques. J’ai horreur de faire des choix, c’est chiants, entravant et le plus souvent, je regrette mes choix – il y a un post qui grossi de jour en jour à ce sujet, mais il sera pour la fin, t’inquiète.

Je prends la journée pour tracer une nouvelle ligne sur mon planisphère et on verra.
De toute façon, je pensais repasser sur Santiago, voir Deya et Daes ^^