Chili – Valparaiso

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Ok, j’ai eu une journée de taré, mais chaque chose en son temps, parlons un peu de Valparaiso !

Valparaiso, comment te dire… Quand tu arrives, tu aperçois la mer, à droite et tu vois des favelas qui s’entassent sur les montagnes, à gauche ^^
Le centre ville est plutôt ouvert, de larges avenues et des rues dégagées. C’est calme, ensoleillé, il y a des gens partout, dans les rues, les parcs, les bancs. C’est très animé, j’adore. Plein de petits kiosques, à l’ancienne, vendent journaux, magazines et autres gourmandises un peu partout, quelques badauds font la manche de manière classique ou de manière plus originale, au feux rouges, en jonglant avec des quilles.

Beaucoup de chiens traînent aussi dans les rues, attention aux crottes, pour peu que tu fasses attention, tu pourrais être chanceux les 10 années à venir ^^
Et alors, plus nombreux que les gens, plus nombreux que les chiens, il y a… les graffs !!!

Mec, la ville est retournée ! Et pas retournée vandale, tututut (Mamie, sors de ce corps ^^) non, retournée propre de chez propre, à coup de fresques collectives ou solo, plus colorées et créatives, les unes que les autres. Sérieux, c’est sûrement ce que j’ai vu de plus chouette depuis longtemps.

J’ai largement kiffé Melbourne, dans le sens où les mecs, là-bas, envoyaient du lourd – j’en ai encore plein le slip, merci Sofles ^^ – mais ici, il y a un truc de dingue concernant le graffiti.
Les sud-américains ont du style et des couilles. Contrairement à Melbourne, rien n’est « légal » ici. Au mieux, toléré, mais je pense que la plupart des graffs ont juste été fait de manière sauvage.

Et ce qui claque encore plus, à Valpo (oui, on devient intime ^^), c’est que les rues ne sont pas plates comme chez nous, ou ailleurs, de manière générale. En plein centre, là-bas, ça grimpe sévère. Et c’est juste une découverte de couleurs et de style à chaque étage ! Rien que mon hôtel, laisse tomber, j’étais tellement concentré à ne pas me tromper de rue et de porte – tous les hôtels s’appellent Hostal quelque chose lol – que je n’ai pas remarqué la déco en arrivant. Le mur d’entrée entier est graffé !! Sur les 4 étages !! Et à l’intérieur, idem, tout est décoré de ouf !

Non, y’a pas à dire, la ville est chouette !
Le temps de poser mon sac, je suis parti faire le tour du spot (en demandant auparavant quels étaient les spots graffiti de ouf, au gérant de l’hôtel ^^). Pétard, 5 heures de balade de cinglés, mec, à grimper jusque dans la favela – au moins, jusqu’à ce que je sente que ça craigne légèrement ^^ – à prendre des claques à chaque escalier – par ce que oui, à Valpo, tous les escaliers sont blindés de graff ou de street art, du collage papier à la mosaïque : des oufs, je te dis !!

Et alors, la cerise sur le gâteau, en arrivant sur les hauteurs de la ville, tu as une vue sur Valpo et la mer, avec le port etc. Et là, tu vois un triple mur énorme fait par Inti, le graffeur chilien le plus connu je pense. Un personnage coupé en 3, à 90 degrés, dans le désordre, qui s’étale sur des mètres de longueur ! Un travail de titan – pour le coup, lui, il fait ça « comme un travail, c’était dur comme un travail » ^^

Et puis avec ce temps magnifique, quel bonheur de se palucher devant les fresques !

Du coup, ce matin, un peu la flemme de rentrer sur Santiago, mais bon, j’ai un planning – enfin, non, je n’en ai pas mais bon, 2 jours sur la capitale, c’est suffisant !

Je suis arrivé vers midi, le temps de poser le sac, je suis parti miam et après, j’avais l’intention de partir voir une expo de design et déco (si tu sais pas, Santiago, c’est la capitale du design, mec !).
Mais avant, je me suis aperçu que le magasin de graff était à quelques pas de mon hôtel. J’y suis donc passé, dans l’intention de prendre 2-3 bubs pour peindre plus tard, dans une plus petite, à l’abri des regards – si c’est possible…

Sur place, je check avec vendeur, je lui avais envoyé un mail 2-3 jours avant et je lui demande si c’est possible de peindre en pleine rue, ou s’il peut m’indiquer des spots légaux.
Avec mon espagnol misérable, laisse tomber la galère, lol, les mecs dans le shop se foutaient bien de ma gueule lol ^^
Mais au final, il check avec un mec et sa nana qui partaient et me dit qu’ils vont peindre.
Ça m’a prit quelques minutes pour bien comprendre, mais en gros, ils m’invitaient à me joindre à eux ^^

J’allais pas manquer l’occasion – oui, oui, je me revois aussi dire que j’allais faire attention, l’Amérique du Sud, c’est dangereux etc. mais bon, je les sentais bien !
C’est un couple de graffeur (enfin lui peint depuis longtemps et elle, danseuse, se met au graff depuis peu), Deya et Daes qui m’emmènent dans un parc en plein centre où se pose pour peindre. Légal ou non, personne ne dit rien donc on enchaine lol, à la cool !

Tout au long du chemin et du mur, je baragouine en espagnol, laisse tomber la loose, mais on arrive, grâce à leurs efforts, à se comprendre et à bien se marrer.

Du coup, mec, je suis très très fier de te dire que…

Peindre en Amérique du Sud (avec des locaux qui plus est) : check !!!
J’aurai au moins pu peindre sur ce continent, pétard, c’est juste dingue ! Toi qui ne graffe pas, tu peux pas savoir le kiff que ça représente de peindre ici. Le côté sauvage et l’ambiance ici c’est juste une pression différente, un sentiment d' »insécurité » constant, j’ai surkiffé oublier toute notion de danger pendant 1 heure ^^

Enfin voilà. Demain, je dois partir sur Concepcion, pour commencer à descendre dans le sud (enfin, si ce foutu volcan ne m’en empêche pas !) et Daes et le mec du shop voulaient (re)peindre avec moi. Je vais voir si je peux repasser par Santiago sur la route du Pérou et de la Bolivie, avec un peu de chance, de pourrai remettre ça.

T’imagines bien que tout roule particulièrement bien ce soir et que je vais me coucher avec le smile ^^


Se loger

Hostal Po (Valparaiso) +++
Urriola 379, Valparaiso 2340000, Chili

Photos