Australie – Premiers jours sur Melbourne

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Journée de taré aujourd’hui.

Enfin plutôt matinée de folie – disons que j’ai dessiné cet aprem, j’étais crevé ma foi…

Je ne pouvais m’enregistrer qu’à 14h à la guest. Du coup, je suis allé y poser mon sac vers 10h et je suis parti en mode graffiti hunter dans les rues de Melbourne.

J’ai topé une map Google de ouf, avec les spots de graff répertoriés.
Je pensais voir 2-3 fresques à tout casser, la ville est grande, je n’étais que dans un quartier. Je me trompais…

Quelques murs ici et là sur ma route, beaucoup de vandal, propre mais vandal et je tombe sur le magasin Villains, qui vend de la bubs et autres accessoires et magazines de graff. Le temps de me renseigner sur les prix et les murs légaux, je file me perdre dans le bloc suivant et là, je suis entré dans un labyrinthe de cinglé.

Des graffs a tous les coins de rues. De la couleur partout !!! Un truc de dingue, à droite, à gauche, sur tous les murs (de briques), les mecs ont où se faire plaisir – apparemment légalement.

Et alors la balade s’est éternisé jusqu’à 14h, tellement il y avait de trucs à voir.
Le must ? Sofles !

J’ai pu voir des peintures de Sofles en vrai !!!
Ça fait un peu groupie comme ça, mais les gens qui ne font pas de graffiti ne comprennent pas la difficulté que peut représenter ce type de peinture. Même en appréciant les styles, l’usage des couleurs et la minutie des détails, je ne pense pas qu’on regarde les murs de la même manière.

J’ai tendance à toucher les murs par exemple. La texture du graff, son grain, apporte quelque chose de plus à la pièce, du volume, de la profondeur, une densité lumineuse variable et pour le coup, la brique, putain, comment ça envoie !!!

Les pièces de Sofles sont justes monstrueuses, en longueur, en hauteur, en couleurs et en détails, putain ce mec est inclassable ! Ce mec, c’est un génie, un pur vandal, un artiste, un créatif, c’est les 3 à la fois : le bon, la brute et le truand !

Rien à jeter sur ses pièces, si ce n’est qu’il devrait fournir les kleenex pour qu’on puisse pleurer dignement en les regardant ^^

Enfin voilà, ressentir son travail, se mettre à sa place, au pied du mur, apprécier le recul et imaginer comment il a pu tracer tel ou tel trait, j’ai passé 10 minutes devant certaines pièces – pas que les siennes, l’Australie à quelques autres génies comme Nost, Dvate ou Gent – juste à kiffer ma race et à prendre une leçon de graffiti… Y’en a du chemin à faire…

Oups, j’ai pas fini ce post qu’on est déjà demain… ^^

J’ai rdv avec les filles, là, Anaïs et Lolita, pour chiller sur Melbourne.
En chemin, encore croiser une fresque avec Sofles et Does, bim la claque… Genre le mec tape un visage de nana que la tranche d’un mur (30cm), normal… ‪#‎JaiMalAuCul‬

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